Abonné

Intrants Situation préoccupante pour les préparations naturelles

- - 3 min

Les Amis de l’ortie, l’Aspro-PNPP, Nature et Progrès, la Confédération paysanne et les Amis de la terre ont tenu une conférence le 12 novembre sur le salon Marjolaine (Vincennes) pour venir au secours, une fois de plus, des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP) dont la situation légale se complique au fil des textes de loi.

Si les premières interdictions de commercialisation des PNPP remontent à 2002, c’est en janvier 2006 qu’un article de la loi d’orientation agricole rend la situation de ces produits préoccupante. Les préparations naturelles (purins d’ortie, de prêle, de consoude…) y sont assimilées aux pesticides, les obligeant à obtenir une autorisation de mise sur le marché et pour ce faire, à passer les mêmes batteries de tests que les produits issus de la chimie. Députés et sénateurs ont voté fin 2006 un amendement à la loi sur l’eau réservant un régime différent à ces préparations.
« Reste alors à préciser leur définition et à définir des règles d’attribution d’autorisation de mise sur le marché réellement simplifiées », précise l’association Aspro-PNPP.
Ce rôle revenait à un arrêté sorti en juin 2009. Mais celui-ci « exige au préalable, comme pour les pesticides de synthèse et autres produits phytosanitaires du même type, l’inscription des matières actives utilisées sur une liste européenne selon une procédure inadaptée, longue, très coûteuse et complexe », regrette l’association.

Une nouvelle pétition pour en finir
Les défenseurs de ces préparations, très utilisées en agriculture biologique et de plus en plus en agriculture conventionnelle, sont d’autant plus inquiets que, selon eux, des pressions ont été exercées sur des agriculteurs par l’administration française, allant même jusqu’à menacer d’interdire la vente des récoltes en cas d’usage de ces produits. Associations et syndicats sont décidés une nouvelle fois à monter au créneau. Une pétition est déjà en cours de signature pour demander aux parlementaires de mettre un terme à cet imbroglio juridique en reconnaissant, dans la loi Grenelle II, les PNPP comme différents des pesticides chimiques et en définissant des procédures d’homologation adaptées. Ces produits, rappellent-ils, aideraient à réduire de 50% l’usage des pesticides d’ici 2018.
« On n’est pas encore sur cette pente là, on a utilisé plus de pesticides en 2008 qu’en 2007 », observeVincent Mazière, président de l’Aspro-PNPP.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

autorisation de mise sur le marché
Suivi
Suivre
pesticides
Suivi
Suivre