Les négociations sur la réforme de la Pac n’ont pas beaucoup avancé ces derniers mois. Malgré la bonne volonté de la présidence chypriote de l’UE, l’absence de visibilité sur le cadre budgétaire a freiné les ardeurs des plus ambitieux. L’Irlande qui prendra la tête du Conseil le 1er janvier, veut aller vite. Il faut dire qu’elle n’a pas vraiment le choix. Puisqu’il semble désormais acquis que le règlement sur les paiements directs n’entrera pas en vigueur comme prévu en 2014 mais plus vraisemblablement en 2015, les États membres pourraient se laisser plus de temps pour négocier. Mais le calendrier est plus serré qu’il n’y paraît. D’une part, parce que les nouveaux programmes de développement rural – qui sont contractuels – ne peuvent pas être lancés sans adoption de la réforme la Pac. D’autre part, les mois qui suivront la présidence irlandaise seront peu propices à la conclusion d’un accord. Durant la présidence lituanienne, au second semestre de 2013, auront lieu des élections en Autriche et surtout en Allemagne. Puis, en 2014, sous présidence grecque, ce sont les élections au Parlement européen qui seront organisées. Et une nouvelle Commission européenne devra être nommée en septembre 2014. Un contexte totalement différent.
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