Alors que l’épidémie de peste porcine africaine continue de s’étendre dans le cheptel chinois, l’Organisation des Nations unies de l’alimentation et de l’agriculture (FAO) a lancé le 5 septembre à Bangkok (Thaïlande) une réunion d’urgence. Des spécialistes sont réunis pour trois jours afin de mettre en place ce protocole régional et éviter que le virus ne s’étende aux pays voisins (Cambodge, Japon, Laos, Mongolie, Birmanie, Philippines, Corée, Thaïlande et Vietnam). Au total, plus de 40 000 porcs ont été abattus en Chine, premier producteur mondial de viande porcine, depuis le début du mois d’août. Des foyers de peste porcine africaine ont été détectés dans cinq provinces chinoises. Les autorités sanitaires chinoises ont notifié à l’OIE (Organisation mondiale de la santé animale), le 5 septembre, un sixième cas de peste porcine africaine (PPA). Il se situe dans la ville de Jiamusi, à la frontière nord-orientale avec la Russie, proche de Vladivostok. Douze cochons sont morts, 39 infectés et environ 80 abattus. Cette même ville de Jiamusi (2,5 millions d’habitants) était à l’origine du premier foyer de contamination dans un abattoir WH Group, à plusieurs milliers de kilomètres au sud-ouest. Deux jours plus tôt, des experts du ministère de l’Agriculture britannique (Defra) ont fait paraître un avis sur l’épidémie chinoise, concluant que la maladie sera « difficile à éradiquer » dans le pays, compte tenu du nombre important de fermes traditionnelles, qui représenteraient encore 50 % de la production. Le porte-parole de ministère de l’agriculture chinois assure néanmoins que l’épidémie est « pour l’essentiel sous contrôle ».
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