Tout est bon pour attirer le chaland quand il se fait tirer l’oreille pour acheter, et surtout les raisonnements les plus simplistes. D’où ces slogans qui fleurissent ici ou là et viennent booster – tant mieux pour eux – l’activité des publicitaires : le blé baisse…Panzani aussi. Avant même de pouvoir parler de retournement de la conjoncture, les rôles se sont inversés car il n’y a pas si longtemps, c’était les enseignes qui parlaient des prix, pour justement stigmatiser les hausses de tarifs demandées par les grandes marques ou pour vanter des baisses promises sur quelques articles dans leurs rayons. Qu’il y ait une détente sur les cours de certaines matières premières agricoles depuis trois mois n’est pas niable, mais encore faut-il raison garder : on reste globalement à des niveaux supérieurs à ceux de 2006. Comment aurait-on de façon aussi immédiate et automatique un impact réel sur les produits finis présents en magasins ?

De plus, les MDD (sur lesquelles les enseignes ont poussé les feux) ont forcément été, plus que les grandes marques, renchéries par le coût des matières premières. Au global, le gain est nul pour tout le monde car la consommation s’en est trouvée ralentie en volume.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Une nouvelle donne se profile à laquelle la LME ne changera pas grand-chose : si les distributeurs ont commencé à prendre, quoique modérément pour certains, sur leurs marges, cela n’apparaît guère dans les résultats semestriels publiés. En revanche, les dégâts sont sensibles dans les comptes des PME comme des grandes marques, même s’il y a des exceptions. Les fournisseurs doivent encore compter avec des matières premières achetées cher et dans le même temps accepter plus de promotions que jamais…