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Restauration/Résultats Sodexo prudent pour 2009-2010

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Sodexo a fait un peu mieux qu’annoncé sur le premier semestre 2009-2010. Le chiffre d’affaires, à 7,5 milliards d’euros, baisse de 1,7 %, mais la croissance interne atteint + 0,4 %. Le résultat opérationnel progresse de 1,2 % à taux de change courants et 11,9 % hors effets de change. Le groupe, attaqué aux USA sur le volet social, contre-attaque avec le lancement d’un audit externe.

Sodexo est satisfait du premier semestre 2009-2010. La croissance interne a atteint à 0,4 % et l’intégration d’acquisition a permis de gagner 1,9 %, des performances contrebalancées par des effets de change défavorables (- 4 %). A 7,5 milliards d’euros, le chiffre d’affaires recule de 1,7 %. Les solutions de services sur site ont enregistré une croissance organique de 0,2 % et les solutions de motivation de 3,2 %.

La reprise se fait attendre
Sur le marché des solutions de service sur site (croissance organique de 0,2 %), c’est le segment entreprises et administrations qui a le plus souffert (- 1,7 %), reflet de la crise économique qui a entraîné des réductions d’effectifs et des restrictions budgétaires. Le groupe reste prudent pour les prochains mois. « On ne voit pas la reprise sur les entreprises et administrations. Il n’y a pas de reprise des embauches, et le contrôle des dépenses est toujours fort », note Michel Landel, directeur général. « C’est des solutions intégrées de service que viendra la croissance. » Sodexo s’est ainsi félicité du contrat mondial conclu avec Glaxo Smithkline.
Le résultat opérationnel, à 426 millions d’euros, a progressé de 1,2 %, permettant à la marge opérationnelle de passer de 5,5 % à 5,7 %. A taux de change constant, elle a crû de près de 12 %, mais elle a notamment souffert de la dévaluation du bolivar vénézuélien.
Pour l’exercice 2009-2010, Sodexo prévoit une croissance interne de 0,5 % à 1 % et un résultat opérationnel compris entre 770 et 790 millions d’euros (à taux de change constant et en tenant compte de la contribution économique territoriale qui remplace la taxe professionnelle). « L’environnement économique reste volatile. On observe une reprise en Asie et en Amérique du Sud, mais sur les pays matures, il faut rester prudent », commente Michel Landel. « Nous sommes confiants dans l’avenir du groupe et dans notre capacité à obtenir une croissance du chiffre d’affaires de 7 % et une marge opérationnelle de 6 % à moyen terme », ajoute-t-il.

Contestation sociale aux Etats-Unis
Confronté à une contestation sociale aux Etats-Unis, alors que le contrat qui le lie à 88 000 marines depuis huit ans est remis en jeu, Sodexo a choisi la contre-attaque en confiant à Deloitte un audit externe sur le respect des droits sociaux. « 90 % de nos salariés gagnent plus que le salaire horaire minimum et 70 % de nos salariés sont à plein temps. Nous respectons sans équivoque la liberté syndicale. D’ailleurs 17 % de nos salariés aux Etats-Unis sont syndiqués, c’est deux fois plus que la moyenne nationale », précise Elisabeth Carpentier, DRH. Michel Landel reconnaît que les rémunérations du secteur sont faibles, mais tient à rappeler les perspectives d’évolution offertes par Sodexo, qu’il qualifie « d’ascenseur social ».
Enfin, le dirigeant se montre confiant face à la scission d’Accor. « Nous sommes les seuls à offrir une gamme de services aussi étendue partout dans le monde. Accor est notre principal concurrent. La scission va accroître la visibilité de notre métier, c’est probablement une bonne chose », estime-t-il.

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