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Oléoprotéagineux Sofiprotéol lance son plan stratégique pour 2017

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Le fonds financier et industriel de la filière huiles et protéines a lancé un grand plan stratégique. Objectif : doubler le résultat et ajouter près de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en passant de 7 aujourd’hui à près de 9 milliards d’euros (+30%), compte non tenu des hausses de valeur des matières premières.

Le plan stratégique de Sofiprotéol vise à augmenter le chiffre d’affaires de près de deux milliards d’euros pour passer de 7 milliards aujourd’hui à près de 9 milliards en 2017. C’est ce qu’a indiqué son directeur général Jean-Philippe Puig à l’occasion d’un point presse le 22 janvier. En termes de performance, pour l’organisation financière et industrielle de la filière oléoprotéagineuse, le résultat d’exploitation (EBITDA) visé est de 400 millions d’euros contre 200 millions aujourd’hui. Un programme qui implique aussi d’investir 200 millions d’euros via la fonction banque de développement de Sofiprotéol.
Mise à part les positions de leader qui devront être confortées (Diester, alimentation animale, huiles alimentaires, œufs) les principaux pôles de développement seront les spécialités en nutrition animale, les sauces et condiments, l’oléochimie et l’international (région de la Mer Noire, Maghreb, Afrique subsaharienne). L’activité internationale représente environ 26% du chiffre d’affaires du groupe mais 40% du résultat et 35% des effectifs.

Les matières premières françaises, base du développement

Face à la concurrence des grands producteurs d’huile de palme (sans doute près de la moitié du marché des huiles à l’horizon 2020), Sofiprotéol entend continuer à faire des oléoprotéagineux français la base de son développement. Les surfaces de production devraient le permettre ainsi que les progrès en matière de rendement. L’organisation, qui a contractualisé pour 400 000 tonnes de graines en 2012 auprès des agriculteurs, compte porter ce chiffre à 1 million de tonnes cette année. En interne, le groupe va mobiliser l’ensemble des équipes sur une politique de sécurité du travail, sur des projets transversaux avec la recherche d’une réduction des besoins en fonds de roulement et des économies sur les achats de l’ordre de 100 millions d’euros d’ici 2018. L’innovation n’est pasen reste : les activités du groupe verront naître des nouveaux produits (un produit « duo » huile et beurre, une mayonnaise Isio 4) des dérivés esters pour les cosmétiques, les industries pétrolières ou alimentaires ; de nouvelles spécialités en nutrition animale et de « nouveaux concepts » d’ovoproduits.
Enfin, une des recherches phares porte sur les biocarburants de 2e génération pour lesquels le groupe ne voit cependant pas de mise en application industrielle avant 2025. Concernant la recherche et ses applications industrielles, Jean-Philippe Puig a annoncé que Sofiprotéol allait lancer un 2e fonds de capital risque. De plus, seront développés, par fermentation, des acides gras de la famille des Oméga 3, ainsi que des molécules à forte valeur ajoutée issues de l’oléochimie.