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Edito Soif d’entreprendre

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« Ma petite entreprise ne connaît pas la crise », dit la chanson. Bien que la conjoncture actuelle n'y soit guère favorable, la création d'entreprises suscite des vocations nombreuses – un Français sur quatre y songerait – éveillées par le désir d'être son propre patron, le goût de l'indépendance dans le travail, le souhait de se livrer à sa passion, ou l'appât d'une rémunération meilleure. Cependant, du rêve à la réalité, le fossé est large. Les candidats s'engagent dans un véritable parcours du combattant, dont tous ne sortent pas victorieux, loin s'en faut.

Si le financement des projets paraît constituer la principale pierre d'achoppement, le texte de loi actuellement en discussion devrait déboucher sur le jaillissement de nouvelles sources d'investissements, notamment de fonds rattachés à un territoire. Mais tout financement, quelle que soit son importance, n'est rien sans un projet bien réfléchi, assis sur de solides études de marché. Innover pour innover n'a guère de sens aux yeux d'un consommateur, qui n'est pas dupe. Enfin, il convient de se laisser du temps. Lancer une activité requiert souvent des délais plus longs que prévus, fût-ce en raison de la nécessité de convaincre les distributeurs du bien-fondé d'un nouveau produit.

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Lancé, le jeune entrepreneur n'est pas au bout de ses peines. A moyen terme, il lui faudra affronter le problème du financement de sa croissance, souvent résolu par l'ouverture du capital à plus grand que lui. Et s'il tient bon, envers et contre tout, il se heurtera, à plus longue échéance, à la perspective de la transmission. Un passage douloureux que la nouvelle loi prévoit aussi de faciliter.