Cargill et Bunge « ne peuvent se distancier des injustices et violences assaillant les communautés traditionnelles au Brésil », estime l’ONG britannique Earthsight dans un rapport publié le 19 août. Principal reproche : les traders achèteraient du soja à Brasilia do Sul, une exploitation de 10 000 ha située dans l’État du Mato Grosso do Sul, développée en déforestant une partie du territoire des indiens Guarani-Kaiowa. Or, d’après l’enquête de l’ONG, le site de Cargill à Caarapó, à 30 km du siège de Brasília do Sul, recevrait du soja directement de la ferme, et l’unité de Bunge à Dourados achèterait ce soja via des intermédiaires. Dans une réponse envoyée à l’ONG, Cargill confirme s’approvisionner chez Brasilia do Sul, mais souligne que l’exploitation n’a pas encore été démarquée officiellement comme territoire indigène. « Le fait que le gouvernement brésilien – via son agence des affaires indigènes Funai – a confirmé le caractère ancestral de ces terres indigènes devrait suffire », estime de son côté Earthsight. Dans sa politique sur le soja durable publiée en 2019, Cargill s’est engagé à « respecter les droits des peuples indigènes et locaux », sur la base du « consentement préalable » promu par la FAO.
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