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En apparence, les caisses de solidarité sanitaire font un peu « usine à gaz ». Pourtant, c’est bien sur ce type d’organisation que l’agriculture doit trouver des solutions pour faire face à des crises sanitaires qui restent fréquentes. Sur le papier, le système peut marcher. C’est, d’ailleurs, renouer avec l’esprit mutualiste qui avait donné naissance aux assurances mutuelles, au crédit agricole et autres formules coopératives.
Alors, il faut y aller, les mettre en place, quand bien même l’Etat et l’Europe traineraient les pieds, faute de moyens, pour donner un coup de pouce financier.
Hélas, les premières caisses mises en œuvre apportent leur lot de déception. Parce qu’un tel se croit, par la nature de son activité, à l’abri d’un risque sanitaire, il refuse de cotiser. Du coup, en arboriculture par exemple, les sommes récoltées en 2011,
350 000 euros, étaient largement en deçà du montant des sinistres de la même année, 5 millions d’euros. Un tel déséquilibre ne peut durer bien longtemps sans faire disparaitre tout entier le système.
La seule solution consiste alors, hélas, à rendre obligatoires ces cotisations, de même qu’on rend obligatoires certaines assurances. Mais c’est encore avoir recours à l’Etat, avec son lot de contrôles et de paperasseries pas toujours compatibles avec l’efficacité et dont on se plaint en général. Et puis, bien que les CVO (cotisations volontaires obligatoires) viennent de se voir juridiquement confortées au niveau de l’Europe, on sait que ces formules n’ont pas un grand avenir. En somme, les agriculteurs ont le choix entre une vraie solidarité partagée par tous ou une gestion administrative et quasi-publique de ces futurs organismes. Il faut choisir.
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