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Agriculteurs en difficulté Solidarité paysans fait face à une activité croissante

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Le réseau d'aide aux agriculteurs en difficulté, Solidarité paysans, fait face à des appels et des dossiers, de plus en plus nombreux, auxquels elle a du mal à faire face, faute de moyens supplémentaires. Le réseau organise une semaine de mobilisation avant le Salon de l'agriculture pour « parler des difficultés rencontrées par un grand nombre d'agriculteurs ».

Le réseau national Solidarité paysans, qui aide les agriculteurs en difficulté, a annoncé que son activité avait augmenté depuis 2011, lors d'une conférence de presse à Paris, le 10 février. Entre 2011 et 2013, les nouveaux appels ont grimpé de 35% et les procédures collectives suivies (redressements, liquidations judiciaires...) de 24%. « Il y a une augmentation de l'activité mais pas d'embauche. La pression est plus importante pour les salariés, leur charge de travail augmente », regrette Gérard Fiquet, administrateur. Le réseau demande un soutien renforcé des pouvoirs publics. Actuellement la participation des fonds publics à la préservation d'un emploi par Solidarité paysans serait de 559,35€ par an (3 000 familles d'agriculteurs suivies, 70% de maintien d'activité), estime le réseau.

Des agriculteurs standards

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Le réseau note que les agriculteurs en difficultés ne sont plus seulement « les petits paysans âgés travaillant de mauvaises terres », mais également, depuis 2008, des jeunes installés depuis moins de cinq ans. « Les difficultés touchent aujourd'hui les exploitations standards », constate Patrick Bougeard, administrateur. Par exemple, Nicolas Bigot, agriculteur en Mayenne, a fait appel au réseau en 2012 – trois rendez-vous en deux mois – alors qu'il connaissait de graves difficultés financières et souhaitait dissoudre son Gaec : « C'est ma femme qui a appelé. Solidarité paysans a permis de renouer le dialogue avec les banques, et a aussi joué un rôle de soutien, témoigne l'éleveur. Dans cette situation on a besoin d'être écoutés car les voisins ou les centres de gestion ne comprennent pas toujours que l'on veuille casser un Gaec ». Le réseau organise, juste avant le Salon de l'agriculture, du 12 au 19 février, une semaine de mobilisation, dans toute la France pour « parler des difficultés rencontrées par un grand nombre d'agriculteurs et des inégalités qui s'accroissent entre eux ».