Les conclusions publiées le 24 mars après les débats des chefs d’État et de gouvernement des Vingt-cinq dressent, en annexe, une « liste indicative d’actions à envisager » dans le cadre d’ « une politique énergétique pour l’Europe ».
Pour les énergies renouvelables, il s’agit des initiatives suivantes :
– « analyse par la Commission de la manière d’atteindre les objectifs fixés (2010) en matière d’énergies renouvelables et de la façon de promouvoir ces énergies d’une manière présentant un bon rapport coût-efficacité (feuille de route) dans une perspective à long terme, en envisageant par exemple d’augmenter leur part à 15 % d’ici à 2015 et, de même, d’accroître l’utilisation des biocarburants dans le secteur des transports, en envisageant d’augmenter leur proportion à 8 % d’ici à 2015, tout en menant un dialogue constructif avec le secteur pétrolier et en accordant un soutien maximal à la recherche et au développement dans le domaine des biocarburants de deuxième génération. Les nouveaux objectifs qui pourraient être fixés devront être fondés sur des analyses approfondies du potentiel des nouvelles mesures et de leur rapport coût-efficacité.
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– promouvoir l’utilisation de la biomasse en vue de diversifier les sources d’approvisionnement en carburant de l’UE, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de créer de nouvelles sources de revenus et d’emplois dans les zones rurales en faisant avancer les propositions qui figurent dans le Plan d’action dans le domaine de la biomasse dans ses trois secteurs : le chauffage et le refroidissement, l’électricité et le transport. Ces aspects devraient faire l’objet d’une stratégie à long terme en faveur de la bioénergie allant au-delà de 2010.
– réduire les obstacles législatifs et administratifs empêchant les énergies renouvelables de prendre leur essor en facilitant l’accès au réseau, en réduisant les tracasseries administratives et en garantissant la transparence, l’efficacité et la sécurité des politiques de soutien ».
Les dirigeants de l’UE ont toutefois souligné que « la politique énergétique pour l’Europe devrait : garantir la transparence et la non-discrimination sur les marchés ; être conforme aux règles de la concurrence; être compatible avec les obligations de service public ; respecter pleinement la souveraineté des États membres sur les sources d’énergie primaire et leurs choix quant aux sources d’énergie utilisées ».