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Nutrition Sondage sur les différents systèmes d’étiquetage

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Si 60 % des consommateurs s’intéressent à la nutrition en France, moins de 35 % comprennent immédiatement les étiquettes nutritionnelles, selon une étude réalisée par l’association de consommateurs CLCV et la direction générale de l’alimentation. Sans une explication préliminaire, 35 % des consommateurs disent comprendre immédiatement les étiquetages nutritionnels, en particulier ceux qui évoquent clairement un apport par catégories d’aliments en fonction des besoins journaliers (viande, lait, produits laitiers ...), plutôt qu’un apport par nutriments (lipide, glucide). Mieux vaut, selon eux, qu’on leur explique que tel yaourt représente un quart de leur besoin journalier en produit laitier, plutôt que 30 % de leur apport journalier en lipides et 50 % en glucides.

Les médias sont la principale source d’information des consommateurs, avec 42,1 % se basant sur ce relais, alors que les médecins occupent la quatrième place (11,6 %), derrière les magazines spécialisés (19,3 %) et le bouche à oreille (13,2%). Au total, 45,3 % des consommateurs lisent l’étiquetage nutritionnel dans les magasins ou à la maison, alors que 14,9 % avouent ne jamais le faire.

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Paradoxalement, une grande majorité (92 %) des consommateurs demande que les étiquetages nutritionnels mettant en avant les apports par nutriments ou par catégories d’aliments en fonction des besoins soient obligatoires.

En revanche, ils s’opposent au système en vogue dans l’Europe du nord mais qui serait jugé culpabilisant chez nous, de l’étiquetage par « feux de signalisation » (« traffic lights »), qui met sur les emballages un feu rouge pour les produits jugés mauvais en matière nutritionnelle et un feu vert pour les autres.