Si le Comité des organisations professionnelles agricoles de l’UE ne se décide pas à devenir un véritable « groupe de pression de dimension politique », son secrétariat va être réduit au rôle de « simple fournisseur de services pour des activités de lobbying », au détriment des intérêts du monde agricole. D’ailleurs, « on en est presque là », et « il est urgent d’inverser la tendance ». Cette rude mise en garde est lancée par le président du syndicat belge Boerenbond, Piet Vanthemsche, dans une lettre adressée le 20 février au président du Copa, l’Allemand Gerd Sonnleitner, ainsi qu’à ses homologues français, néerlandais, britannique, irlandais et wallon. Sa démarche est motivée en particulier par un « échec récent » : l’incapacité d’organiser une journée d’action à la veille du sommet européen consacré à Bruxelles au budget de l’Union pour la période 2014-2020. Un sommet dont les décisions étaient essentielles pour l’avenir du secteur. Autre regret : la présentation beaucoup trop timorée du point de vue des professionnels sur la réforme de la Pac, sur le verdissement notamment. « Il est navrant de constater que les députés européens ont eu à ce sujet plus d’idées que le Copa », écrit le chef du puissant syndicat flamand. « Nous devons essayer de trouver des compromis au lieu de l’approche actuelle qui consiste à éviter les débats difficiles », et à « refléter un plus petit dénominateur commun » souvent « vide de sens ». « Nous devons être capables d’aller de l’avant avec une action ou une position regroupant un plus petit groupe tant que les intérêts des autres ne sont pas lésés », conclut Piet Vanthemsche, qui appelle ses homologues à avoir rapidement une « discussion de fond » sur ce délicat sujet.
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