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Malterie Soufflet accompagne l’essor de la brasserie artisanale

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De plus en plus de fermes brasseries existent en France. Les Malteries Soufflet en dénombrent 70 à 80, sur un total de 500 structures artisanales. Une niche pour le premier opérateur mondial, qui répond néanmoins au phénomène, en proposant une offre large de produits et services.

L’expansion des brasseries artisanales se poursuit. Leur nombre est aujourd’hui estimé à 500. « Plus d’une soixantaine de projets de création devraient voir le jour en 2014 », a annoncé Nicolas Rosa, directeur commercial adjoint des Malteries Soufflet, le 28 août en conférence de presse. « On assiste à une renaissance des brasseries artisanales, qui n’est pas près de s’essouffler. » Le phénomène concerne les agriculteurs. Ils sont entre 70 et 80 à exercer l’activité, selon les chiffres fournis par l’entreprise. « De plus en plus de fermes brasseries existent en France », a-t-elle souligné. Certains cultivateurs maltent leurs propres céréales. D’autres ont recours au travail à façon. Un service que propose Soufflet, notamment dans sa malterie d’Arcis-sur-Aube. « Il faut nous livrer par camion complet, a précisé Nicolas Rosa. On en reçoit d’exploitations situées en Bretagne, Rhône-Alpes, Ile-de-France… ».
 
Un engouement pour le bio
Premier malteur mondial avec 2,145 Mt, le groupe s’efforce d’accompagner le développement des microbrasseries, avec une offre large en produits et services. « Soufflet reste attaché aux artisans, qu’ils soient agriculteurs, viticulteurs ou boulangers, utilisateurs de nos farines Baguépi », a-t-il souligné. Même si le marché représente une niche. La brasserie artisanale pèse 348 000 hl, soit moins de 2 % de la production de bière. Pour le malt, sa taille avoisine 6 500 t.
Les Malteries Soufflet ont fait part d’une « croissance exponentielle » de l’activité en bio, dont les ventes affichent +240 %. Sur leurs neuf usines en France, celle d’Arcis-sur-Aube est certifiée biologique depuis 2010. Elle élabore des malts d’orge, blé et seigle. Plus de 400 t d’orge bio y sont transformées. « La production biologique intéresse des brasseries artisanales qui y sont entièrement consacrées ou l’ajoutent à leur gamme, a précisé Nicolas Rosa. Cela suscite par ailleurs beaucoup de projets de création. »
 
Une production contractualisée
Pour approvisionner ses usines, l’entreprise bénéficie de son intégration dans le groupe agroindustriel Soufflet, qui collecte plus de 4 Mt de céréales. La filière orge et blé est ainsi maîtrisée depuis l’amont. « Des contrats pluriannuels de trois, quatre, cinq ans, sont proposés aux agriculteurs, a-t-il expliqué. Cela répond aux besoins des grandes brasseries, échaudées par le risque en matière de fluctuation des prix et de disponibilité en malt sur la scène internationale. Via ses contrats de production, Malteries Soufflet fixe un cahier des charges correspondant aux attentes du marché. »
La moisson 2013 s’est visiblement bien déroulée, après les craintes suscitées par un printemps froid et humide. Elle apparaît comme une « bonne surprise » pour Soufflet. « La récolte a été rapide, s’effectuant dans d’excellentes conditions, notamment en termes d’humidité, avec aussi une faible incidence des mycotoxines », a noté Nicolas Rosa. Toutefois, le taux de protéine des orges de printemps est faible, à moins de 10 % en moyenne. Du tri s’avère parfois nécessaire.

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