Le groupe Soufflet mise sur les contrats de filière, thème fort de la convention « Construire ensemble l'agriculture de demain » réunissant ses agriculteurs le 10 juin à Troyes. Exemple avec la charte Lu'Harmony, un partenariat concernant le blé biscuitier.
«O N transforme des contraintes en opportunités », a souligné le président du directoire du groupe Soufflet Jean-Michel Soufflet, en présentant les contrats de filière du premier collecteur privé français de céréales et d'oléoprotéagineux. Une démarche initiée avec les contrats Prever, qui respectent la charte Arvalis/Irtac afin d'assurer une traçabilité totale de la gestion des cultures par les agriculteurs. L'objectif, poursuivi avec les marques Baguépi (Soufflet) puis Lu (Mondelez), est également de répondre à des exigences qualitatives et environnementales au stade industriel.
« Cela valorise la production, donne une meilleure image auprès des consommateurs, fidélise des clients biscuitiers », a-t-il ajouté en citant aussi des débouchés au Portugal et en Italie dans la meunerie. « Résultat, on est imité par McDonald's, St Michel », s'est amusé Jean-Michel Soufflet.
Besoin de partenariatDans une vidéo présentée aux congressistes, le biscuitier Lu a mis en avant les liens noués depuis plus de dix ans avec Soufflet, considéré comme ses « yeux sur le terrain ». Ce dernier reproduit jusqu'en République tchèque des contrats de filière. En France, l'agro-industriel adhère à la charte Lu'Harmony, lancée en 2007 et qui repose sur 44 bonnes pratiques concernant le blé.
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« On doit trouver des partenaires moteurs, comme Soufflet, pour développer notre charte de manière crédible vis-à-vis du consommateur et réaliste, pour l'amont », a expliqué Marie Escudié, acheteur Blé Lu. Dans le schéma décrit par l'industriel, le blé doit idéalement être cultivé à proximité des moulins, eux-mêmes proches des biscuiteries. « L'origine est devenue primordiale suite à notre orientation en filière, a-t-elle poursuivi. Il y a encore quelques années, la question n'était pas ça mais la qualité. »
Les atouts du blé françaisLa production française offre à son avis plusieurs avantages. D'abord en termes de sécurité d'approvisionnement. « La récolte de blé est stable en France, ce qui donne confiance, a considéré Marie Escudié. Autre atout, la logistique, avec une capacité de séparation de lots et donc de traçabilité. Il existe un réseau d'experts compétents et disponibles : de l'agriculteur au meunier, en passant par l'organisme stockeur, on trouve toujours une solution pour dépasser les contraintes. » Enfin, l'Hexagone présente « un terroir exceptionnel, au climat idéal comparé à celui de l'Espagne, du Royaume-Uni ».