Le collectif Les Soulèvements de la Terre (SLT) a été dissous le 21 juin en Conseil des ministres, a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin à l’AFP. « Sous couvert de défendre la préservation de l’environnement », le collectif « incite à la commission de sabotages et dégradations matérielles, y compris par la violence », justifie le gouvernement dans le décret de dissolution, en listant une série d’actions du collectif ayant entraîné des « destructions matérielles » et « des agressions physiques contre les forces de l’ordre ». « On ne dissout pas un mouvement », a réagi le collectif sur Twitter. Et d’ajouter sur son site que « dans sa montée d’autoritarisme continue, le gouvernement s’apprête à dissoudre une bonne partie de l’opposition écologique, sociale et syndicale du pays ».
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En fin d’après-midi, les avocats du collectif – Mes Raphaël Kempf et Ainoha Pascual – ont annoncé le dépôt prochain d’un recours auprès du Conseil d’État. De son côté, la Confédération paysanne « s’oppose à cette dissolution et continuera […] à se battre pour un monde meilleur qui préserve notre planète et qui protège les droits des paysans et paysannes, notamment leur accès à la terre et à l’eau », précise un communiqué du 21 juin. « Dissolution ou non, les questions soulevées par les mouvements sociaux et écologiques ne disparaîtront pas par enchantement ». Annoncée par Gérald Darmanin il y a deux mois et demi, après les violents affrontements à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), la dissolution des Soulèvements de la terre semblait être bloquée au niveau de Matignon face à la complexité juridique du sujet. Mais il a ressurgi le 12 juin après que des activistes de ce collectif ont arraché des cultures maraîchères près de Nantes.