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Prix Soupçon d’entente entre industriels de la volaille

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Les autorités de la concurrence enquêtent depuis novembre 2007 sur une éventuelle entente sur les prix entre les producteurs de poulet, a indiqué le Figaro la semaine dernière corroborant une information de La Voix du Nord d’il y a quelques semaines. Contactée par l’AFP, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) n’a souhaité « ni démentir ni confirmer » l’information. Parmi les groupes concernés, le quotidien cite le numéro un du secteur, LDC (Loué, Le Gaulois), ainsi que Doux (Père Dodu) et Gastronome (Les Poulets de Gers), alors que seul Duc échapperait à l’enquête. Les producteurs de canards comme Delpeyrat ou Euralis sont également cités de même que les distributeurs. Les enquêteurs de la DGCCRF avaient détecté des «anomalies» sur les prix dans les rayons boucherie-volaille des grandes surfaces dès 2006.

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Pour sa part, le président de la FIA (fédération des industries avicoles), Alain Melot, a reconnu qu’« effectivement, il y a une enquête » mais n’a pas voulu se prononcer sur le fond. Il s’est dit « beaucoup plus préoccupé par la rentabilité de la filière et la diminution de la production en France à cause des importations de volailles du Brésil et de Thaïlande qui ne respectent pas les réglementations européennes en matière sanitaire et d’alimentation animale ». Quant à Hubert Garaud, le président de Terrena, qui contrôle Gastronome, cette accusation le laisse « perplexe », estimant que « s’il y avait eu entente, l’économie de la volaille serait dans un autre état aujourd’hui ».