Le ministère de l’Agriculture a indiqué samedi 4 mars que la circulaire d’indemnisation des éleveurs touchés par la baisse de consommation des volailles avait été signée par les ministres concernés. Du coup, « les enveloppes répartissant les crédits par région ont été notifiées aux préfets », affirme-t-on au ministère.
Les 25 millions d’euros de soutien aux éleveurs de volailles sont destinés aux actions suivantes, telles qu’elles résultent de plusieurs réunions administration-profession : une aide au vide sanitaire (période entre deux bandes d’élevage) est définie en fonction de sa durée. Celle-ci est portée de 3 à 4 semaines pour le poulet standard et de 4 à 6 semaines pour le poulet label.
Au moins 25% dans l’aviculture
L’indemnisation est réservée aux agriculteurs qui réalisent au moins 25% de leur revenu dans l’aviculture ; une avance de 1 000 à 2 000 euros est versée sur la base de déclarations sur l’honneur des éleveurs. Un report des charges sociales est également prévu de même qu’un report des intérêts des prêts pour les jeunes agriculteurs et récents investisseurs. Selon certaines sources, les professionnels auraient demandé que soit mise à l’étude la possibilité d’accorder des aides au départ afin d’alléger la production future. Parallèlement, Paris a demandé à Bruxelles de desserrer l’étau des contraintes qui plafonnent le montant d’aide par exploitation que chaque pays de l’UE verse à ses ressortissants. L’objectif est de pouvoir verser d’autres subventions aux éleveurs de volaille en plein air qui pâtissent des mesures de confinement de leurs animaux. Enfin, les 30 millions d’euros destinés aux entreprises de la filière devraient être débloqués cette semaine. La nature des mesures, notamment fiscales, est en cours de finalisation tandis que les conditions d’indemnisation du chômage partiel seront assouplies.
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La baisse de consommation s’estompe selon les distributeurs
La consommation de volailles dans la grande distribution en France a semblé reprendre de la vigueur la semaine dernière, avec un recul plus faible des ventes. C’est ce qu’a constaté le 7 mars la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD). Son président Jérôme Bédier a évoqué la question en marge d’un colloque organisé par Sciences Po et la DGCCRF. Les ventes de volailles en volume n’ont baissé que de 15 % la semaine du 27/2 au 4/3, par rapport à la même semaine de l’année précédente. La chute avait été de 25 à 30 % au cours de chacune des deux semaines précédentes, selon la FCD. Les promotions semblent fonctionner. Les enseignes qui ont lancé des promotions « enregistrent des résultats supérieurs à la moyenne », selon la fédération. En ce qui concerne le marché intérieur, la FNSEA et la CFA (Confédération française de l’aviculture) se félicitent du « retour de la confiance des consommateurs » comme en témoigne une reprise apparente de la consommation. « La qualité des produits et les messages rassurants des éleveurs, des scientifiques et des politiques sur une consommation sans risque de viande de volaille sont en train de produire leurs effets : la confiance revient », lit-on dans un communiqué diffusé le 8 mars.