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FCO Soutien doublé aux commerçants en bestiaux

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Les commerçants en bestiaux bénéficieront de 3 millions d’euros supplémentaires au titre de la baisse de chiffre d’affaires provoquée par la fièvre catarrhale ovine en 2007.

Le ministère de l’Agriculture a décidé de doubler l’enveloppe d’indemnisation réservée aux opérateurs de commercialisation du bétail au titre de la perte de chiffre d’affaires occasionnée par la fièvre catarrhale ovine (FCO) en 2007. Telle est la principale annonce faite par un représentant du ministère de l’Agriculture à l’issue du congrès commun des industriels et grossistes français de la viande (FNICGV) et des commerçants en bestiaux (FFCB), les 19 et 20 juin derniers à Angers. La rue de Varenne a débloqué au total 30 millions d’euros d’aides à la filière bovine et ovine au titre de l’année 2007 afin qu’elle puisse faire face aux conséquences de l’épidémie. 3 millions étaient réservés aux commerçants en bestiaux. Compte tenu du nombre important de demandes (500 ont été adressées à ce jour à l’Office de l’élevage), le conseiller technique chargé des productions animales, Jérôme-André Gauthier, a annoncé que l’enveloppe serait doublée.

Vaccination accélérée

Les commerçants et abatteurs français ont manifesté pendant deux jours leurs inquiétudes face à une maladie qui s’est considérablement étendue depuis deux ans. Tandis que début 2007, seuls 16 départements étaient concernés, on en compte désormais 82. Vingt mille foyers au total ont été identifiés et les commerçants en bestiaux ont considérablement souffert de l’embargo de fait mis en place par les Italiens ces derniers mois. Le représentant du ministre a tenu à les rassurer en insistant sur l’accélération du processus de vaccination. « Treize millions de doses de vaccins ont déjà été distribuées et 25 millions d’animaux seront vaccinés d’ici à la fin du mois d’août », a précisé Jérôme-André Gauthier. En dépit de plusieurs rebondissements, le commerce a pu en partie reprendre sur l’Italie.

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Le brésilien Friboi = deux tiers des abattages européens

La préoccupation des industriels porte quant à elle sur l’accélération de la restructuration des entreprises en Europe. Après l’annonce du rachat du britannique Grampian par le géant germano-hollandais Vion il y a quelques jours, le président de la FNICGV Dominique Langlois a brandi la menace de l’arrivée du brésilien Friboi sur le marché européen. Une entreprise qui représente désormais à elle seule dans le secteur bovin « une capacité de 80 000 têtes par jour, soit les deux tiers des abattages européens et plus de 20 fois le volume de nos leaders nationaux », a-t-il remarqué.

D’où la nécessité selon la FNICGV de poursuivre le « plan de modernisation de la filière » mis en place par les deux fédérations et appuyé financièrement par l’Office de l’élevage. A ce jour, 20 projets industriels, impliquant parfois plusieurs entreprises, ont été examinés. Sept ont bénéficié pour l’instant d’une aide de l’Office. Le ministère a encouragé les entreprises à poursuivre dans cette voie. « Le ministre maintiendra ce financement dans le cadre de l’office unique en cours de construction », a indiqué Jérôme-André Gauthier.