Les membres de l'Organisation mondiale du commerce doivent adopter d'ici juillet 2015 un programme de travail pour tenter de trouver un compromis sur les différents volets du cycle de Doha. Dans le domaine agricole, ce sont les chapitres « soutien interne » et « accès au marché » qui se révèlent les plus difficiles. La prochaine Conférence ministérielle de l'OMC se tiendra du 15 au 18 décembre 2015 à Nairobi (Kenya).
LE cycle de Doha étant maintenant débloqué, le comité de l'agriculture de l'Organisation mondiale du commerce, qui a tenu le 4 décembre sa dernière réunion de l'année, fait face à deux échéances : établir d'ici juillet prochain, comme les autres groupes de négociation, un plan de travail pour conclure les pourparlers multilatéraux lancés il y a 13 ans, et boucler avant la fin de 2015 les discussions sur les programmes de stockage public dans les pays en développement qui bénéficient d'une « clause de paix » obtenue par l'Inde (1).
« Nettement plus controversé »
« Le résultat des précédentes négociations sur la concurrence à l'exportation semblait considéré comme une base importante de notre travail futur dans ce domaine », a souligné l'ambassadeur néo-zélandais, John Adank, président du comité des négociations sur l'agriculture de l'OMC. « C'est, je pense, quelque chose que les ministres ont clairement souligné dans leur déclaration » de Bali, en décembre 2013.
Ceux-ci avaient réaffirmé l'objectif d'une « élimination parallèle de toutes les formes de subventions à l'exportation » pour les produits agricoles, y compris donc celles ayant un effet équivalent (2). Un objectif qui, au demeurant, aurait dû être rempli l'année dernière, selon leur Déclaration de 2005 à Hong Kong. Et, en attendant, le niveau de ces soutiens devra, « dans toute la mesure du possible », rester « sensiblement inférieur aux engagements » pris par les membres de l'OMC.En revanche, a poursuivi John Adank, « il a été aussi admis que les piliers soutien interne et accès au marché – où, je pense une série de questions nettement plus controversées ont été soulevées dans nos discussions – sont des domaines qui nécessitent des négociations plus approfondies ».
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« LE nombre de restrictions aux échanges mises en place par les pays membres depuis 2008 continue d'augmenter », a souligné le 8 décembre le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce, Roberto Azevêdo, en présentant son rapport annuel sur l'évolution de l'environnement commercial (3). « Dans un climat d'incertitude économique, l'accumulation continue des mesures restrictives pour le commerce présente un risque évident », a-t-il insisté.
(1) Voir n° 3474 du 09/12/14
(2) Voir n° 3426 du 16/12/13
(3) Voir n° 3472 du 24/11/14