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Spanghero : l’Etat doit « prendre ses responsabilités », selon la Confédération paysanne

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57 tonnes de viande de mouton britannique interdite ont été retrouvées chez Spanghero par la répression des fraudes et les services vétérinaires le 20 février dernier. « On peine alors à imaginer ce qui aurait pu être trouvé si les contrôles étaient vraiment courants dans la filière », s’inquiète la Confédération paysanne dans un communiqué du 20 mars. « Cette fois, la fraude n’est pas que commerciale, elle est aussi sanitaire puisque cette viande de mouton est interdite car séparée mécaniquement en raclant l’os ce qui peut laisser passer des éclats, porteurs éventuellement d’infections », rappelle l’organisation professionnelle. « Mais pour Barthélémy Aguerre, le patron de Spanghero, il n’y a là “rien de grave” », s’étonne la Confédération paysanne. « Pourtant, cette affaire jette une nouvelle fois le discrédit sur les éleveurs (…) met en danger les employés de l’entreprise, et nie encore les inquiétudes des consommateurs », alerte-t-elle. « Cette affaire de viande de mouton interdite démontre l’importance des contrôles publics dans l’agro-industrie. C’est à l’État de prendre ses responsabilités », juge la Confédération paysanne. « C’est aussi la condition pour que les consommateurs puissent à nouveau s’alimenter sans trembler devant leur assiette ».

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