Une nouvelle affaire de fraude a vu le jour avec la découverte, dans l’entreprise Spanghero de l’Aude, de 57 tonnes de viande de mouton britannique pourtant interdite. La société confirme, dans un communiqué, détenir 57 tonnes de viande ovine congelée, consignée depuis le 20 février à la demande de la DDCSPP (Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations) de la BNEVP (Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires). Mais, à la différence de la viande de cheval, les autorités laissent entendre que, cette fois, c’est Spanghero qui pourrait bien avoir été trompée. Et elles citent comme fournisseur de Spanghero un négociant néerlandais déjà incriminé dans le scandale de la viande de cheval. Le courtier, Draap Trading, basé à Chypre – dont le directeur, un mystérieux trader néerlandais, aurait déjà été condamné par le passé à une peine de prison pour fraude à l’étiquetage –, a facturé à Spanghero la marchandise censée servir à la fabrication de merguez ou de charcuterie comme de l’agneau haché avec l’étiquette « viande dénervée d’agneau », ont indiqué le ministère de l’Agriculture et la société. Nulle part n’apparaissait qu’il s’agissait de viande découpée selon une technique interdite depuis 2001 dans l’Union européenne et consistant à racler l’os. Car des éclats d’os et de moelle porteurs éventuellement d’infections peuvent en effet se retrouver dans la viande. Ces stocks sont toujours consignés dans un entrepôt frigorifique. Ils sont destinés à être détruits, informe la société.
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