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Viande de cheval Spanghero placé en liquidation judiciaire : le plan social est redouté

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L’entreprise Spanghero est placée en liquidation judiciaire depuis le 19 avril. Malgré la possibilité de poursuivre les activités pendant trois mois, un plan social est attendu dans les jours à venir par les 240 salariés de l’entreprise.

«La société Spanghero a été placée en liquidation judiciaire avec poursuite d’activité pour une période de trois mois, par le président du tribunal de commerce de Carcassonne », selon un communiqué de l’entreprise le 19 avril. Elle analyse : « C’est directement lié aux suspensions d’agréments prononcées pendant la crise de la viande chevaline. L’annulation de ces suspensions n’a pas permis de redonner confiance aux clients ». Le chiffre d’affaires est en recul de 50% selon Barthélémy Aguerre, président du conseil d’administration de Spanghero. Au départ, 300 salariés travaillent dans l’entreprise et depuis la crise de la viande de cheval, de nombreux salariés sont au chômage technique. Dans les semaines qui viennent, l’administrateur mettra en place un plan social pour « adapter l’emploi au niveau d’activité ». C’est bien ce que redoutent les salariés de l’entreprise. Vanessa Perrotin, secrétaire fédérale FGA (fédération générale agroalimentaire)-CFDT, précise le 23 avril ne pas en savoir plus. Le dialogue semble être coupé entre les salariés et la direction. « Nous ne savons rien de plus et encore moins quand se tiendra le prochain comité d’entreprise », ajoute Claude Hill, délégué syndical CFDT de l’entreprise. « Il y aura un plan de sauvegarde de l’emploi, poursuit Vanessa Perrotin, mais on ne sait pas comment il pourra être financé ». Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimentaire, a rencontré les représentants de salariés de l’entreprise lors d’un déplacement à Montpellier le 22 avril. « Nous sommes au combat et nous allons conduire ce combat ensemble », a-t-il déclaré à la sortie de la réunion d’urgence avec les représentants de salariés et les responsables politiques locaux. Les pouvoirs publics font du pied à d’éventuels repreneurs et mettent l’accent sur le savoir-faire des salariés de l’entreprise. Le combat qui s’engage sur l’emploi est d’autant plus nécessaire que les repreneurs ne se bousculent pas aux portes de l’entreprise.

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