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Résultats Spar Handels-AG : le maxidiscompte comme seule planche de salut

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Spar Handels-AG, la filiale allemande d’ITM Entreprises-Les Mousquetaires, n’est toujours pas sortie du rouge malgré un plan de redressement qui passait surtout par le développement de son enseigne de maxidiscompte Netto et la quasi cession/fermeture de sa branche supermarchés.

Les Mousquetaires ne sont pas au bout de leurs peines. Sauvée de la faillite, l’année dernière, par un accord avec les banques, leur filiale allemande Spar Handels-AG continue d’accumuler les pertes. En 2003, le chiffre d’affaires a reculé de 6,5 % à 6,83 milliards d’euros l’année précédente. La perte opérationnelle a été réduite à 99,4 millions d’euros contre 153,8 millions d’euros en 2002 et 157,3 millions d’euros en 2001. Cette bonne performance est notamment due à la branche maxidiscompte, dont l’enseigne Netto a enregistré un résultat opérationnel de 56,1 millions d’euros contre 42,5 millions d’euros en 2003. Mais le redressement relatif de la filiale s’est fait au prix d’investissements, tels que le développement d’une nouvelle enseigne de supermarché Intermarché, se substituant à EuroSpar, et dont l’échec a été tel que l’entreprise s’est finalement résolue à la remiser aussi rapidement qu’elle l’avait accrochée. Avant de vendre en pièces détachées sa branche supermarchés à des concurrents ou aux anciens gérants des magasins. L’année dernière, quelque 296 magasins sur 389 ont été cédés. Corollairement, la branche « commerce de gros » a plongé. Sa perte opérationnelle a quadruplé pour atteindre 19 millions d’euros contre 5,3 millions d’euros en 2002.

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Wal-Mart

Les Mousquetaires visent néanmoins l’équilibre pour 2005. Actionnaires de la chaîne allemande à 85 %, ITM Entreprises-Les Mousquetaires avaient réussi à sauver leur filiale de la faillite l’été dernier grâce à un accord avec une vingtaine de banques allemandes et françaises. Si le plan de redressement se poursuit avec de nouvelles cessions ou fermetures de magasins, on peut se demander ce qu’il va rester de l’ancien numéro sept de la grande distribution allemande dont une rumeur persistante annonce la cession à son concurrent local Edeka ou à l’américain Wal-Mart également implanté en Allemagne et dont la performance sur le continent est loin d’égaler celle de sa filiale au Royaume-Uni, Asda. Spécialiste du supermarché, la maison-mère française aura surtout contribué à transformer l’entreprise en difficulté en une chaîne de taille intermédiaire dédiée au maxidiscompte. Une manière de renvoyer la balle au consommateur allemand, sans doute.