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Spécial Ukraine: Cropio vise le marché français

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Le logiciel de gestion des cultures Cropio est à la recherche d’intermédiaires pour s’implanter en France. « Nous avions déjà regardé pour des distributeurs en France l’année dernière », rappelait ainsi le 9 juin 2018 depuis les locaux ukrainiens du groupe, Elena Ananchenko, key account manager du logiciel en Europe de l’Est.

Edité depuis 2012 par New Science Technologies Ltd, une entreprise disposant de centres de recherche aux Etats-Unis et en Europe de l’Est mais enregistrée à Chypre, Cropio dispose déjà de près de 5 millions d’hectares sous contrat et de 5 millions en « démo » dans plus de 40 pays, principalement en Europe de l’Est (Ukraine, Russie…) ou en Asie centrale (Kazakhstan…) mais aussi en Afrique, aux Etats-Unis et en Amérique Latine.

Le software compte parmi ses clients aussi bien PepsiCo, Bonduelle ou Absugar que Syngenta, Monsanto ou des grosses agro-holdings d’Europe de l’Est, lui permettant de monitorer de larges étendues (son plus gros client dispose de plus de 600 000 hectares de cultures) sans avoir à multiplier les contacts.

« En France, il est difficile pour nous d’avoir la possibilité de contacter tous les acteurs. Nous cherchons quelqu’un qui pourrait nous aider sur ce point », précise Elena Ananchenko qui rappelle que le logiciel est déjà présent dans plusieurs marchés européens (Danemark, Pologne, Hollande…).

Dans les pays où la langue peut représenter une barrière, ce dernier s’appuie sur des « conseillers » chargés de développer l’usage du programme avant d’en obtenir les droits exclusifs si l’essai s’avère concluant, technique qui lui a permis de s’implanter en Croatie ou en Hongrie et qu’il aimerait rééditer en France. Une interface existe déjà en français, permettant notamment de souscrire à un essai.

Le service de Cropio est assez similaire à celui de Climate Corporation aux Etats-Unis. Basé sur le cloud, Cropio permet à un agriculteur via une application mobile, de visualiser une large gamme de données (croissance des cultures, informations hydro-métérologiques, prévisions de rendements…), d’obtenir des recommandations ou l’historique des opérations agricoles (interventions agro-chimiques, tests aux sols, rotation des cultures) ou encore de monitorer l’utilisation de ses machines (GPS tracking, contrôle de l’essence, contrôle de la moisson…).

Surtout le logiciel s’appuie sur un « prix moyen de deux dollars par hectares et par mois », précise Elena Anachenko. Un prix imbattable à l’échelle du marché français.

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L’entreprise, qui stocke ses données aux Etats-Unis et à Bruxelles, n’est pas forcément hostile à inclure de nouveaux services basés sur des solutions développées par des entreprises françaises, « mais nous ne mettons en place de nouveaux outils que si cela est profitable pour la majorité de nos clients », explique Elena Anatchenko, « la demande doit venir directement de lui ».

« Nous avons beaucoup de demandes, notamment de compagnie d’assurances, parce que nous disposons d’énormément de données. Mais il n’y a pas pour l’instant de volonté de changer notre modèle », détaille-t-elle.

Romain Ouertal