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Aides culinaires/Marketing St Hubert veut élargir son territoire de marque

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La société lorraine St Hubert (groupe Dairy Crest) lance deux innovations pour lesquelles elle affiche de fortes ambitions : des aides culinaires et un tartinable aux cinq céréales.

St Hubert, qui n’a pas pour habitude de multiplier les inovations en tout genre pour animer le rayon, lance deux produits vraiment nouveaux. Une innovation marquante, parce qu’elle aborde un nouveau territoire de marque, est sans doute St Hubert oméga 3 fluide/épaisse et onctueuse. Une crème fraîche qui ne dit pas son nom puisque… ce n’est pas de la crème. Fluide en bouteille ou épaisse en pot, cette aide culinaire allégée (comme tous les produits de la marque) est composée de matières grasses d’origine végétale et s’utilise comme de la crème (sauf pour la Chantilly). Pour rappel, le marché de la crème nature (fraîche et UHT), avoisine les 500 M EUR pour 160 M de litres. En matière d’objectif pour cette nouvelle gamme, Patrick Cahuzac se contente de rappeler que la margarine santé pèse 16 % du marché des corps gras solides.

Un nouveau produit qui met en avant le goût
Avec St Hubert 5 céréales, aux éclats de céréales (6 % de céréales : orge,  blé, avoine, seigle, millet et 6 % de graines : sésame, lin), la marque se positionne davantage sur le goût que sur l’habituelle plateforme santé. « Les Français apprécient le goût des céréales et sur le pain blanc, ce produit, qui contient 12 % de céréales, apporte un vrai bénéfice goût », explique François Graffan, directeur marketing. Pour lui, le potentiel de cette nouvelle référence avoisine 5 % du marché des « nombreuses barquettes».
St Hubert, qui a connu des années difficiles notamment avant sa reprise par Dairy Crest en 2007, annonce un chiffre d’affaires de 160 M EUR pour 2010/2011 et une production de 34 500 tonnes (exercice clos fin mars). « Nous affichons une progression de 6 % à 7 % par an sur les quatre ou cinq dernières années et l’an passé, nous avons même frôlé les 9 % alors que le marché était stable », explique Patrick Cahuzac. Un des enjeux pour la marque sera de rajeunir sa cible. « Aujourd’hui, 70 % des volumes du marché sont consommés par des plus de 45 ans », souligne François Graffan.
A noter, St Hubert, qui ne travaille qu’en GMS commercialise 20 % de sa production en Italie (un marché dix fois plus petit, à 8 000 tonnes) sous la marque Valle.

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