Starbucks Coffee France part à la conquête des grandes métropoles régionales après des implantations réussies à Paris depuis janvier 2004. La filiale française de Starbucks Coffee Company prévoit de tripler son réseau de salons dans les cinq ans à venir avec un chiffre d’affaires en augmentation de plus de 50% par an. Son directeur général, Philippe Sanchez, mise sur un modèle urbain et d’envergure internationale à l’heure où le nombre d’ouvertures de boutiques se réduit fortement aux Etats-Unis.
Le directeur général de Starbucks Coffee France, Philippe Sanchez, a annoncé que 150 salons de cafés Starbucks devraient voir le jour en France d’ici à 2013. Pour y parvenir, la chaîne compte sur l’efficacité de son concept urbain et contemporain, la qualité de ses produits et de ses services ainsi que sa politique de formation. A ce jour, 7 millions de clients ont déjà franchi les portes d’un salon de la marque. Depuis l’ouverture de son premier salon à Paris en janvier 2004, Starbucks Coffee France s’est progressivement imposé sur un marché très concurrentiel. Le réseau est géré en France par Starbucks Coffee France SAS, société issue depuis 2003 d’une joint venture à parts égales entre Starbucks Coffee International et Grupo Vips, un groupe composé de seize marques commerciales dans le secteur de la restauration et du commerce en Espagne.
Un concept urbain et contemporain
Philippe Sanchez est convaincu de la pertinence du modèle des salons de cafés Starbucks. « Notre offre s’adapte aux spécificités régionales et aux attentes de la clientèle en fonction des pays d’implantation ». Les Français sont de grands consommateurs de café et la clientèle des salons Starbucks Coffee est variée, « à la fois jeune, souvent féminine, curieuse et ouverte sur le monde ». « Face à la diversité culturelle et au risque de dispersion, Starbucks Coffee s’attache à un positionnement à la fois urbain et contemporain », précise Philippe Sanchez dont l’expérience des stratégies de développement et de repositionnement des marques s’est confirmée au sein des groupes internationaux tels que Nike, Disney et Getty Images. La vocation du salon de café est de devenir un « troisième lieu » entre le domicile et le lieu de travail. Seize types de cafés en grains d’origine unique ou issus de mélanges sont disponibles par paquet de 250 grammes. Sur place, une trentaine de boissons permet aux clients de les personnaliser par des combinaisons et de les accompagner d’une offre alimentaire. L’achat moyen par client se situe dans une fourchette de 5 à 10 euros. Le succès du modèle Starbucks réside également dans la qualité de son service et sa politique de formation. Starbucks appelle « partenaires » ses employés et emploie 750 salariés de 44 nationalités différentes dans son réseau en France. Chaque employé bénéficie d’une série de formations de 150 heures sur quatre semaines sur le développement de l’expertise du café pour devenir des « Maîtres Café » ou des « Ambassadeurs Café ».
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Un groupe d’envergue internationale
Né à Seatlle en 1971, Starbucks est devenu en quelques années le leader mondial de la vente au détail et de torréfaction de café. Opérant avec plus de 16 000 salons répartis entre l’Amérique du Nord, l’Amérique latine, l’Europe, le Moyen-Orient et la région Pacifique, Starbucks emploie 172 000 personnes à travers le monde. Ses cafés sont majoritairement originaires du Guatemala, de Colombie et d’Indonésie. En 2007, le groupe a acheté 160 millions de kilos de cafés soit environ 2% de la production mondiale et a enregistré un bénéfice net de 673 millions de dollars soit une progression de 19,2% par rapport à 2006 pour un chiffre d’affaires de 9,4 milliards de dollars. Quatre usines de torréfaction dont trois aux Etats-Unis et une à Amsterdam permettent au groupe de maîtriser ses volumes de production. Si le développement semble s’accélérer en Europe, Starbucks a toutefois décidé de réduire le nombre d’ouvertures aux Etats-Unis et de fermer les boutiques non rentables.