Starbucks a fermé le 1er octobre sa boutique en ligne aux États-Unis, où il vendait des mugs, des machines à café et du café, incitant ses clients à se tourner vers les boutiques physiques pour leurs achats.
La décision de Starbucks diverge de celle des autres chaînes de magasins et de commerçants qui choisissent de se développer en se renforçant en ligne pour freiner l’érosion de leurs ventes et séduire les millennials qui font essentiellement leurs achats en ligne.
"Ils sont conscients qu’il est dans leur intérêt aujourd’hui de se concentrer sur leurs magasins physiques au lieu de gérer une boutique en ligne", explique R. J. Hottovy, analyste de Morning Star. "C’est économiquement une bonne décision", estime l’expert, ajoutant que Starbucks pourrait par exemple se tourner dans l’avenir vers Amazon.com pour y écouler ses produits en ligne et se débarrasser ainsi des coûts liés à de telles opérations.
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Kevin Johnson, le directeur général de Starbucks, avait indiqué en juillet que la distribution vivait actuellement un profond changement et que, pour y survivre, les commerçants devaient créer des expériences uniques dans leurs magasins pour attirer les consommateurs.
L’essor du commerce en ligne a notamment entraîné la fermeture des milliers de magasins physiques aux États-Unis et une désaffection des malls, ces centres commerciaux géants autrefois temples de la consommation. En juillet, Starbucks a par exemple fermé 400 magasins de la marque Teavana installés dans les malls en expliquant qu’ils étaient devenus "sous-performants".