Énergie, santé, transport : tels sont les trois enjeux qui doivent mobiliser le Réseau rural français, selon Stéphane Le Foll. Le ministre de l’Agriculture, qui ouvrait le séminaire du réseau le 29 juin, souhaite la contribution du réseau pour « réinventer le rural de demain ».
« Il y a une modernité dans le monde rural et il faut la revendiquer », a affirmé Stéphane Le Foll devant les membres du Réseau rural français le 29 juin. Et pour relever ce défi, « on a des moyens », a-t-il indiqué, rappelant que la France dispose de 11 milliards d’euros issus du Feader. Encore « faut-il être capable de structurer et utiliser ces moyens ». C’est là le rôle du Réseau rural français (copiloté par le ministère de l’Agriculture, le Commissariat général à l’égalité des territoires et l’Association des régions de France), né du règlement de développement rural 2007-2013 de l’Union européenne. Ce Réseau contribue, comme ses équivalents des autres États membres, « aux réflexions, échanges et débats sur les territoires ruraux et les politiques utiles à leur développement ».
Lors de sa dernière assemblée générale en novembre 2014, le Réseau rural français avait décidé, en concertation avec le ministre de l’Agriculture, d’axer son action sur l’agroécologie, la gouvernance alimentaire locale, le lien urbain-rural, l’économie circulaire et l’économie sociale et solidaire. Depuis, 16 projets, qui réunissent 107 structures autour de ces thématiques ont été validés et sont mis en œuvre via, notamment, les fonds Feader.
Le « rurbanisme », nouvelle politique d’urbanisme des zones rurales
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Stéphane Le Foll envisage une modification des compétences en matière d’énergie, santé et transport
À la veille de leur nouvelle assemblée générale, qui se tenait le 30 juin, Stéphane Le Foll a demandé aux membres du Réseau rural français de continuer leur travail sur ces axes, mais également de s’attaquer à de nouveaux enjeux, qui répondent aux « vrais besoins » des territoires ruraux. L’énergie d’abord, et particulièrement la question des économies d’énergie, qui permettraient de redonner du pouvoir d’achat aux ménages installés en zone rurale. L’accès à la santé également, et notamment les questions liées à la dépendance des personnes, le suivi des soins, ou l’aide à domicile. Les transports enfin, pour lesquels le ministre attend « une réflexion globale sur des transports plus organisés et plus collectifs ». Trois enjeux incontournables qui pourraient nécessiter, selon Stéphane Le Foll, une modification des compétences. « Les intercommunalités ont une responsabilité », a-t-il affirmé.
Plus largement, le ministre souhaite inventer le « rurbanisme » – l’aménagement du territoire appliqué aux zones rurales – afin de montrer la « modernité » qui existe dans le monde rural et lui redonner ainsi toute l’attractivité qu’il mérite.