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Agriculture bio Stéphane Le Foll dessine les grandes lignes du futur plan bio

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Un « grand conseil d’orientation » de l’agriculture biologique était organisé le 30 avril. L’occasion pour le ministre de l’Agriculture de présenter à un ensemble élargi d’acteurs des filières bio, les grandes lignes de son futur plan rebaptisé « Ambition bio 2017 ».

Le 30 avril s’est tenu un grand conseil d’orientation de l’agriculture biologique. L’exercice, prévu initialement pour avoir lieu tous les ans, n’est pas tout-à-fait anodin : le dernier grand conseil d’orientation a eu lieu fin 2010. Le rendez-vous du 30 avril était l’occasion pour le ministre de l’Agriculture de présenter officiellement à un large panel de professionnels concernés directement ou indirectement par l’agriculture biologique, les grandes lignes de son futur plan bio pour la période 2013-2017. Le ministre, qui présidait la réunion, a donc réaffirmé que l’agriculture biologique est bien « au cœur » de l’ambition agro-écologique qu’il porte. Un message qui devrait rassurer ceux qui s’étaient interrogés sur la place qu’aurait ou non l’agriculture bio dans l’agro-écologie dont Stéphane Le Foll entend encourager le développement.

Agro-écologique et agriculture bio, conjointes

Soutenir la recherche et la structuration des filières sont deux enjeux reconnus par Stéphane Le Foll. Le ministre a notamment affirmé que la bio aura sa place dans les groupements d’intérêt économique et écologique qu’il compte créer à travers la loi d’avenir pour l’agriculture et la forêt. Les efforts de recherche pour le bio devraient également pouvoir faire partie de ceux qui seront déployées pour l’agro-écologie en général. « Nous souhaitons encore que le ministre pousse au niveau européen, en faveur de la bio », note Etienne Gangneron, président de l’Agence bio. « Nous demandons que l’Europe se positionne de façon claire sur l’agriculture biologique, poursuit Etienne Gangneron. Aujourd’hui, le développement de ces filières est davantage laissé aux États membres ». L’enjeu est aussi d’ancrer la bio dans la politique agricole commune.

Plusieurs calendriers en parallèle

Actuellement, les dispositifs de MAE sont en cours de discussion en France, même si la réforme de la Pac ne devrait prendre forme concrètement pour les agriculteurs qu’à partir de 2015. Or, le deuxième pilier de la Pac « est important en termes de cofinancement », rappelle le président de l’Agence bio. Autre point qui sera amené à changer : les régions devraient, avec le projet de loi sur la décentralisation, (tout juste présenté en conseil des ministres, le 10 avril), avoir un rôle plus important dans la gestion des aides européennes, y compris des mesures agro-environnementales. Le cadre dont bénéficiera la bio dépendra donc de ces trois volets et de leurs calendriers respectifs. Côté plan bio, rebaptisé « Ambition bio 2017 », le projet brossé le 30 avril au grand conseil d’orientation sera encore peaufiné jusqu’à la fin mai ; une synthèse en sera alors publiée. Quant au plan définitif, il est attendu pour fin juin. Et la loi d’avenir est promise pour l’automne.

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