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Politique Stéphane Le Foll encourage l’agriculture de qualité lors de ses vœux à l’INAO

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Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll s’est rendu le 9 janvier aux vœux de l’Institut national de la qualité et de l’origine (INAO), pour encourager l’agriculture de qualité. Il a voulu à travers sa présence, exceptionnelle à ce genre d’occasion, encourager l’agriculture de qualité, qui est « capable de générer de la valeur ajoutée et de la faire remonter aux producteurs ».

La venue d’un ministre de l’Agriculture à l’occasion des vœux de l’INAO ne s’était pas vue depuis au moins dix ans. Stéphane Le Foll a voulu se faire l’avocat d’une agriculture qui crée de la valeur ajoutée, qui exporte, et qui utilise moins d’intrants. L’INAO est, dans son message, un outil au service de ce modèle d’agriculture qu’il ambitionne.
Pourquoi venir aux vœux de l’INAO ? Stéphane Le Foll a répondu par un raisonnement par l’absurde : « Imaginons que les signes de qualité n’existent pas, que se passerait-il ?, a-t-il interrogé en marquant un temps d’arrêt. Imaginez les pertes de valeur ajoutée. Si vous les évaluez, vous aurez la justification de votre activité ».

Cohérence entre le « produisons autrement » et les missions de l’INAO

Le ministre de l’Agriculture a souligné la cohérence entre sa conception du « produisons autrement » et une agriculture de qualité, économe en intrants. Cette agriculture est à la fois un enjeu en termes d’emplois mais aussi d’économie, et à ce propos il a justifié l’agriculture européenne, qui, avec trois fois moins de surfaces que celle des États-Unis, génère 1,5 fois plus de valeur ajoutée.
La venue de Stéphane Le Foll aux vœux de l’INAO coïncide aussi avec l’arrivée début 2013 du nouveau directeur de l’institut, Jean-Luc Dairien, à qui il a confié la mission de mettre en œuvre la simplification des procédures de contrôles et une plus grande vigilance face aux usurpations internationales d’appellations. Elle coïncide enfin avec l’orientation de son président, Michel Prugue, qui souhaite voir l’établissement public avoir un rôle actif dans l’application d’une partie de la loi d’avenir. « Des thématiques, déjà en réflexion, vont faire l’objet de nouveaux débats, notamment à l’occasion de la mise en application de la loi d’avenir. L’INAO se devra d’être présent dans ces discussions de politiques publiques, y compris sur des sujets complexes comme la gestion de l’eau et de l’irrigation, la question des intrants, la variabilité génétique, la protection du foncier agricole, et cette liste n’est probablement pas exhaustive », a indiqué Michel Prugue. La volonté de participation de l’institut à la vision du « produisons autrement » est sur les rails : « Nous aurons donc à démontrer notre savoir-faire pour concilier développement durable, modernité et efficacité économique au service de l’emploi », a précisé son président.

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