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Entretiens d’Athènes Stéphane Le Foll encourage l’agroalimentaire français à se mobiliser

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Stéphane Le Foll est venu encourager l’agroalimentaire français à se mobiliser dans la « bataille internationale », lors des « Entretiens d’Athènes » organisés le 24 janvier par la Société des agriculteurs de France, un des laboratoires d’idées du monde agricole.

Le ministre de l’Agriculture est venu appuyer la Saf lors de ses Entretiens d’Athènes (du nom de la rue de Paris où est située la Saf-Agriculteurs de France), dans sa démarche de réflexion et de proposition pour le développement de l’agroalimentaire. Ce colloque s’est tenu sur le thème « Les industries agroalimentaires, moteurs des territoires ».
« Il existe une bataille sur le plan agroalimentaire. Mobilisons-nous », a lancé le ministre, soulignant que l’exportation est une priorité du gouvernement. Il a saisi cette occasion de s’exprimer sur le sujet pour insister sur quatre points :
– La Banque publique d’investissement doit venir au secours des PME de l’agroalimentaire.
– Les PME bénéficieront du crédit d’impôt compétitivité et emploi (CICE).
– Les PME bénéficieront du contrat de génération : une subvention sera accordée pour toute entreprise qui emploie un senior qui forme un jeune salarié.
– Le secteur est encouragé à défendre le modèle alimentaire français (repas structurés, dimension plaisir dans l’alimentation) et à le promouvoir à l’extérieur.

Sous une bannière commune, la différence est un avantage

Lors de la table ronde qui s’est déroulée l’après-midi du 24 janvier, une partie des discussions des intervenants a porté sur la question de savoir s’il faut une bannière française ou une bannière régionale pour fédérer les actions de promotion des produits et des entreprises. La réponse a été le plus souvent que les deux sont utiles, de façon souple : « Sur le pavillon espagnol au Sial, les entreprises mettent en avant l’Espagne, mais chacun peut mentionner s’il le désire sa région pour afficher sa différence », a témoigné Jean-Philippe Dop, conseiller technique chargé de la promotion auprès de Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimentaire. « Il faut additionner nos forces : la bannière peut être nationale ou régionale », a confirmé Jean-Paul Simier, directeur des filières agroalimentaires à l’agence Bretagne développement innovation (BDI).
Cultiver la différence n’est pas une entrave à la promotion des produits, bien au contraire, a indiqué Christophe Février, directeur commercial international de la société laitière Rians, basée entre Bourges et Sancerre. Pour cette société implantée en Espagne, en Argentine et aux États-Unis, les spécialités sont promues régionalement : en Espagne la collecte de lait de montagne (de plus de 600 mètres d’altitude) fait l’objet d’une marque ; aux États-Unis un fromage de chèvre spécifique à la Californie est fabriqué. « Nous voulons que chaque entité puisse vivre et promouvoir ses territoires », a commenté Christophe Février.

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