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Pour le ministre de l’Agriculture, ce n’est pas tant la question des OGM qui compte, que celle des modèles d’agriculture.
«La sortie du débat sur les OGM, ce n’est pas simplement la question posée par les OGM. C’est une question plus globale posée sur les modèles de développement et les modèles d’agronomie », a voulu affirmer Stéphane Le Foll, le 19 novembre. Il intervenait en ouverture de l’audition organisée par l’Opecst, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques suite à l’étude Séralini sur le maïs NK 603 et le RoundUp. Le ministre de l’Agriculture a dit vouloir « que la France soit un leader de ce qu’on appelle l’agro-écologie », citant à ce titre la conservation des sols, l’allongement des rotations ou encore « la capacité qu’on a à utiliser la photosynthèse de façon beaucoup plus longue ».
Les OGM actuels ne sont pas la solution
« La question de la durabilité de l’agriculture n’est pas seulement de savoir si j’utilise ou non des OGM », jugeait encore Stéphane le Foll. D’ailleurs « les OGM qui sont mis aujourd’hui à disposition des agriculteurs ne sont pas la bonne solution », a-t-il dit, citant les résistances aux herbicides ou « à des maladies spécifiques ». Et de préciser : « Je pense que, dans la révolution de l’agro-écologie qui est en train de se préparer, ce qui a été présenté comme l’idée qu’on allait, au travers de ces OGM, résoudre les grands problèmes posés par les volumes de production, le recours à des intrants ou consommations intermédiaires, n’est pas la vraie solution. Car cela concentre les pratiques culturales sur ce qui a été déjà fait pendant des années. On sélectionne jusqu’au bout quelques variétés pour les rendre les plus productives et les plus résistantes à certains herbicides. Ce n’est pas ça le sujet. On va devoir revenir à des processus agronomiques beaucoup plus complexes mais extrêmement performants au bout du compte. » Stéphane Le Foll a rappelé qu’une journée est organisée le 18 décembre au Conseil économique, social et environnemental pour échanger sur les agricultures qui relèvent du « produire autrement ». L’occasion sans doute d’en savoir plus sur ce qui participe ou non, aux yeux du ministre, de l’agro-écologie souhaitée.
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