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Ministère Stéphane Le Foll veut faire un pas de plus vers la bio

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Le ministre de l’Agriculture n’a pas assisté aux rencontres techniques sur les grandes cultures biologiques à Reims, le 19 juin, mais l’un de ses conseillers techniques a détaillé ce que le ministère envisage pour l’instant en matière d’agriculture biologique.

«L’idée du ministre, c’est de faire un pas supplémentaire vers l’agriculture biologique », a confirmé Luc Maurer, conseiller de Stéphane Le Foll pour la réforme de la Pac mais aussi chargé de l’agriculture biologique, qui a participé à la journée technique sur les grandes cultures biologiques, le 19 juin à Reims.
« Le ministre entend œuvrer très clairement pour son développement, a-t-il rapporté. La bio s’est déjà bien développée, mais avec la fin du plan bio, fin 2012, il faut réfléchir à une nouvelle étape et le ministre souhaite fortement la préparer et la franchir avec vous ». Stéphane Le Foll aurait donc en tête le défi que représentent les protéagineux biologiques pour la production animale bio. « Les efforts de conversion doivent encore se renforcer », a en outre reconnu Luc Maurer. Il ajoutait : « Un objectif de part de SAU en bio ne se décrète pas. Le développement de l’agriculture biologique nécessitera de poursuivre la mobilisation des aides, mais aussi de travailler sur les freins actuels à croissance de la production et de mener la réflexion en faisant le lien entre production et demande. »

Structurer les filières
Le ministre souhaite également réfléchir sur « le lien entre production, transformation et distribution. Cela vaut en particulier pour l’agriculture biologique, même si il existe déjà pas mal de partenariats amont/aval solides. » Et Luc Maurer d’ajouter : « Le ministre aura une attention toute particulière sur la structuration des filières. »
Côté restauration collective, « il y a certainement un travail à faire pour renforcer l’approvisionnement de la restauration collective de l’Etat et des collectivités en produits biologiques. L’idée du ministre est que l’agriculture bio offre des produits pour l’ensemble de ces cantines, car c’est un moyen d’encourager les productions locales mais aussi d’ancrer la consommation de la bio dans les foyers. »
Un autre enjeu identifié par le nouveau ministre est « celui de la recherche, du développement et de la formation. Et c’est un des éléments du plan bio, qu’il nous conviendra de conforter pour l’avenir. »
Pour mener toutes ces évolutions, le conseiller Luc Maurer a identifié deux leviers : le plan bio, qui doit être discuté d’ici à la fin de l’année et la Pac. Ses contours sont encore flous mais « ce qu’on essaie de faire pour l’instant, c’est de garder un maximum de possibilités ouvertes au niveau communautaire, afin de voir, après 2013, comment les mobiliser au mieux en France », témoignait Luc Maurer.

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