Abonné

Contractualisation Stéphane le Foll veut un prix du lait négocié sur 6 mois

- - 3 min

Le ministre de l’Agriculture a signifié son intention d’instaurer un prix du lait dans les contrats entre producteurs et transformateurs, dans une interview à Public Sénat le 10 juillet. La FNPL est séduite par cette proposition, mais estime que la mise en place d’organisation de producteurs fortes est indispensable à sa concrétisation. Stéphane Le Foll a par ailleurs souhaité étendre la contractualisation à l’ensemble des filières agricoles.

Les contrats laitiers devront inclure un prix négocié, s’est engagé Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, lors d’une interview à Public Sénat le 10 juillet dernier. « L’objectif que je vais essayer de mettre en œuvre, c’est d’avoir une négociation qui pourrait prendre en compte une durée de prix plus longue », a-t-il détaillé. Stéphane Le Foll a ainsi évoqué une durée de six mois. Le bilan sur l’état de la contractualisation dans la filière laitière qu’il avait demandé devait d’ailleurs lui être rendu le 13 juillet. « À partir de là, j’engagerai une négociation », a-t-il précisé. Cette mesure permettrait aux éleveurs laitiers d’avoir une meilleure visibilité de leurs revenus.

Donner aux producteurs les moyens de négocier

Une orientation avec laquelle la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) « ne peut qu’être d’accord », confie Thierry Roquefeuil, président de la Fédération. « C’est un amendement qui irait dans le bon sens », considère-t-il. Mais pour cela, « il faut qu’on ait des organisations de producteurs agréées suffisamment importantes pour négocier », tempère Thierry Roquefeuil. En effet, si l’idée d’un prix fixé sur 6 mois séduit les producteurs de lait, « il ne faut pas qu’il s’agisse d’un prix d’acompte au rabais », prévient-il. Stéphane Le Foll est d’ailleurs revenu sur ces organisations de producteurs mises en place par son prédécesseur Bruno Le Maire. Le ministre souhaite aider les « agriculteurs producteurs laitiers (à) pouvoir s’organiser », comme l’a permis le paquet lait (ratifié par le Parlement européen le 15 février 2012).

Étendre la contractualisation aux autres secteurs

Par ailleurs, dans une interview au Monde datée du 7 juillet, le ministre a évoqué son souhait d’étendre la contractualisation à l’ensemble des filières. Notamment, au secteur « de la viande », a-t-il confirmé. Mais rien n’est encore décidé. « Pour le moment, il n’y a rien de concret », confirme Dominique Langlois, président d’Interbev (interprofession bétail et viande) : « Il attend le bilan sur l’état d’avancement de la contractualisation dans le lait », poursuit-il. Quoi qu’il en soit, cette mesure devrait figurer dans la « loi d’avenir », annoncé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault le 3 juillet dernier. Selon Stéphane Le Foll « une mission de préfiguration sur ce sujet sera mise en place dès fin juillet ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

organisation de producteurs
Suivi
Suivre