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Valorisation énergétique Stéphane Le Foll veut une méthanisation organisée de façon collective

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Lors d’une audition parlementaire le 23 octobre, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a affirmé sa volonté d’encourager la mise en route d’une filière de méthanisation, à condition qu’elle soit organisée de façon collective. Cela à la fois pour éviter le gaspillage de fonds publics, éviter l’achat d’engrais minéraux azotés en régions d’excédents d’azote et éviter l’incorporation de maïs-ensilage dans les méthaniseurs.

Répondant aux questions de députés, notamment de Thierry Benoit, député Alliance Centriste d’Ille-et-Vilaine sur la méthanisation, lors de l’audition organisée par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, Stéphane Le Foll a déclaré que la mise en route d’une filière de méthanisation est un sujet « important », mais qu’il veut que cette filière soit organisée de façon collective.
Il souhaite que la filière soit pérenne, et que les investissements publics ne soient pas réduits à néant par un éventuel échec. Il a cité à ce propos l’exemple des PMPOA (programmes de maîtrise des pollutions agricoles), dont l’efficacité a été très critiquée.
Ensuite, le ministre estime que dans les zones d’excédents d’azote, comme la Bretagne, les filières doivent être capables d’utiliser les reliquats de méthanisation pour la fertilisation, de telle sorte que ces zones n’achètent plus d’engrais azotés.
Enfin, Stéphane Le Foll conclue que si l’on développe une filière de méthanisation, « ce n’est pas pour faire de l’agrocarburant bis », c’est-à-dire que « l’on ne va pas faire spécifiquement du maïs » pour elle. Pour enrichir les effluents d’élevage et les rendre méthanogènes, il faut donc trouver des sources de cellulose autres que des cultures alimentaires.

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