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Protection des sols Strasbourg ajuste le projet de directive

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Les députés européens ont adopté en première lecture, le 14 novembre, le projet de directive sur la protection des sols, malgré l’appel des organisations professionnelles agricoles de l’UE à rejeter ce texte qui, selon elles, risque « d’accroître la charge administrative pour les agriculteurs ».

Le Parlement de Strasbourg a apporté son soutien, le 14 novembre, au projet de directive sur la protection des sols proposé par Bruxelles. Il a toutefois rendu facultative la mise en place d’un répertoire par les Etats membres des activités « potentiellement polluantes » dont font partie notamment les élevages. Ce qui, selon les services du commissaire européen chargé de l’environnement, Stavros Dimas, affaiblit le texte initial de la Commission.

Cela constitue une victoire partielle pour les organisations professionnelles agricoles (Copa et Cogeca) qui avaient lancé peu avant le vote un appel aux députés européens pour qu’ils « rejettent » la proposition de directive. Cette dernière « n’est pas de nature à améliorer la protection des sols dans l’UE. Elle aura pour seule conséquence d’accroître la charge administrative pour les agriculteurs et leurs coopératives », dénoncent ces organisations qui raillent une « complexification inutile ».

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Outre le recensement des sites pollués, le projet de directive donne cinq ans aux Etats membres pour déterminer des « zones prioritaires » nécessitant une protection particulière face défis liés aux changement climatique tels que l’érosion, la salinisation, la désertification ou l’acidification des sols. Il souligne aussi le rôle de la reforestation dans la lutte contre les émissions de CO 2.