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Parlement européen Strasbourg maintient les 3,5 milliards d’euros pour les démunis

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Les députés européens veulent maintenir à 3,5 milliards d’euros au moins le Fonds d’aide aux personnes les plus démunies sur la période 2014-2020. Selon eux, la participation à ce programme doit être obligatoire pour les États membres.

Le Parlement européen s’est prononcé le 12 juin, par 513 voix contre 149 et 27 abstentions, pour le maintien à 3,5 milliards d’euros au moins du Fonds d’aide aux personnes les plus démunies de l’UE (FEAD) sur les sept prochaines années, alors que les Vingt-sept envisagent de le réduire à 2,5 milliards dans le cadre du budget 2014-2020.
Le vote final de la résolution législative a été reporté pour permettre l’ouverture de négociations informelles avec le Conseil de l’UE. Le budget définitif du fonds dépend également de l’issue des négociations sur le cadre financier 2014-2020 de l’Union (1).

Participation obligatoire

Le nouveau programme en faveur des plus démunies sera étendu pour permettre non seulement la distribution de produits alimentaires, comme actuellement, mais également pour faire face aux besoins matériels essentiels des citoyens les plus vulnérables.
Les députés ont par ailleurs voté à une courte majorité pour une participation obligatoire au FEAD. Selon eux, si des États membres décident de ne pas l’utiliser, le budget devra rester disponible pour les plus démunis.
Enfin, les parlementaires souhaitent que le taux de cofinancement communautaire pour le programme s’élève à 85 % des dépenses éligibles, soit le niveau maximal proposé par la Commission de Bruxelles, voire jusqu’à 95% pour les pays les plus touchés par la crise.

« Prix Nobel de la honte »

« Environ 120 millions d’Européens sont menacés de pauvreté et d’exclusion sociale. Plus de 40 millions souffrent de graves privations matérielles et plus de quatre millions sont sans-abris. Le nouveau fonds est un instrument important pour atténuer les effets de la crise économique et sociale et constitue l’expression de la solidarité de l’Europe envers ses citoyens les plus vulnérables », a déclaré le rapporteur parlementaire, la socialiste irlandaise Emer Costello lors du débat précédant le vote.
« Quand le budget européen est globalement revu à la baisse de 3 %, on ne peut pas imaginer que l’aide aux plus démunis diminue de 40 %. C’est inacceptable », a martelé le socialiste belge Marc Tarabella.
Quant au député français Younous Omarjee (Gauche unitaire européenne), il a estimé que réduire le fonds d’un milliard d’euros revient « à retirer à manger à ceux qui ont faim », et qu’« il s’en est fallu de peu pour qu’un Prix Nobel de la honte soit décerné à l’Union européenne quand l’aide alimentaire s’est trouvée menacée dans son existence même ».

(1) Voir même numéro

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