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UE / Plan d’action bio Strasbourg plaide la cause de l’industrie du bio

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Côté champ, le bio perd du souffle. Côté ville, la demande reste soutenue mais déçue par le manque d’offre. Tant au Salon de l’agriculture à Paris qu’au sein du Parlement de Strasbourg, les partisans du bio sont inquiets. Pour ne pas qu’elle décline, la santé du secteur doit être soutenue plus vigoureusement, devraient souligner les députés européens, le 10 mars. Ils demandent plus d’aide publique pour l’ensemble de la filière et pas uniquement pour l’amont.

Les grands mots ne suffisent pas. Il faut de l’argent sonnant et trébuchant pour aider la filière biologique européenne. C’est en substance l’avis que les députés du Parlement européen devaient adopter, le 10 mars, en réaction au Plan d’action européen en matière d’alimentation et d’agriculture biologique, présenté l’année passée par la Commission européenne Voir Agra industrie n°68, 69 et 70 des 10, 17 et 24 juin 2004 et le n°90 du 9 décembre 2004. Le rapport, rédigé par l’eurodéputée écologiste Marie-Hélène Aubert se félicite de l’objectif affiché par Bruxelles : développer le marché en améliorant l’information sur les produits, sensibiliser les consommateurs, mais aussi améliorer l’efficacité de l’aide publique et renforcer les normes communautaires.

« Mesures concrètes »

Pour autant, le rapport estime que l’Union européenne doit « faire plus » pour ses produits bio. Il insiste sur le besoin d’encourager l’aide publique à l’agriculture et aux industries liées à la production biologique, en favorisant la mise en place de systèmes de qualité. Et dénonce le manque de « mesures concrètes » proposées par la Commission européenne pour dynamiser le marché et accroître la demande. Des mesures d’appui pour la transformation et la mise sur le marché, autant que pour la production sont nécessaires, selon le rapport. Il cite par exemple le besoin de généraliser l’approvisionnement en produits bio dans les cantines scolaires européennes.

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4874 entreprises

Dans son introduction, Marie-Hélène Aubert fait le constat de l’engouement des consommateurs ces dernières années pour les denrées bio. Jusque 2002, la croissance des surfaces cultivées consacrées au bio a crû de façon remarquable, relève la députée européen. Mais depuis, l’effervescence est retombée : en France, la part de ce secteur de production agricole a décliné en 2004, par rapport à 2003. De son côté, le nombre d’entreprises de transformation de cette filière a quasiment stagné, passant de 4860 à 4874 seulement, l’essentiel d’entre elles étant plus proches de l’artisanat que de l’industrie. Et d’ailleurs pour 40% d’entre elles, il s’agit de boulangeries… Dans certains secteurs, la chute est assez marquée, comme les poulets de chair dont la production a enregistré un recul de 13% l’an passé.