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Stratégie « F2F » : l’industrie alimentaire de l’UE présente ses recommandations 

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À la veille de la présentation de la stratégie de la « fourche à la fourchette » par la Commission européenne, l’industrie alimentaire de l’UE a dressé une liste de recommandations visant à contribuer à mettre en œuvre, selon elle, des systèmes alimentaires « véritablement durables à la lumière de la crise du Covid-19 ».

La publication de la stratégie de la « fourche à la fourchette » par la Commission européenne est attendue pour le 20 mai. Pour réussir la mise en place de systèmes alimentaires véritablement durables, FoodDrinkEurope (FDE), le lobby de l’industrie alimentaire européenne, suggère toute une série de critères. Il s’agit tout d’abord de venir en aide aux petites et moyennes entreprises (PME) qui « sont le cœur battant de l’industrie alimentaire et des boissons en Europe, représentant quatre-vingt-dix-neuf pour cent du secteur car ce sont elles qui ressentent le plus fortement les effets du Covid-19, en particulier celles qui fournissent les secteurs de l’hôtellerie, du tourisme et des loisirs ». Sans soutien, dit le lobby, « nombre de ces PME vont faire faillite et beaucoup d’autres auront du mal à survivre dans les mois et les années à venir ». La stratégie « de la fourche à la fourchette » doit donc aider les PME à prospérer, notamment « en évitant les formalités administratives inutiles, une charge réglementaire disproportionnée et des mesures fiscales punitives qui pénalisent les entreprises ». Il s’agit aussi de garantir les principes du marché unique et du commerce car, soutient l’industrie alimentaire, « pour garantir la diversité, le caractère abordable et la sécurité de nos produits pour les consommateurs, tout en fournissant un vecteur de croissance et d’emploi dans le secteur, il est impératif que les principes du marché unique, tels que des règles harmonisées dans tous les États membres, soient fermement ancrés dans la stratégie « de la fourche à la fourchette ».

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Tout écart par rapport à ces principes, avertit-elle, « entraînera des coûts, des charges administratives et des incertitudes pour les opérateurs et les consommateurs ». Il est également important de résister au protectionnisme – tant au sein du marché unique qu’avec nos partenaires commerciaux – qui pourrait compromettre l’accès des consommateurs à des produits alimentaires et à des boissons diversifiés et abordables. Autre test que devrait réussir la stratégie « F2F » : être capable de stimuler les innovations vertes en donnant à l’industrie alimentaire et des boissons « la confiance nécessaire pour investir dans l’innovation et poursuivre les idées qui permettront d’améliorer encore l’empreinte environnementale des produits alimentaires et des boissons, de développer des emballages durables et de mener des opérations à faible émission de carbone ». Et cela devrait être fait « dans le cadre d’une véritable collaboration avec le secteur de l’alimentation et des boissons ». Le dernier test à réussir par la stratégie « F2F » consisterait à « reconnaître la valeur de la collaboration avec l’industrie pour garantir un mode de vie plus sain et plus durable dans toute l’Europe ». Car, insiste l’industrie alimentaire, « l’un des résultats positifs du Covid-19 a été le regain d’intérêt pour l’alimentation alors que les gens explorent leurs armoires, découvrent de nouvelles recettes et repensent leur mode de vie ». La stratégie de la « F2F » peut ainsi saisir des opportunités, comme celle de permettre aux consommateurs de choisir des régimes alimentaires sains « grâce à un système d’étiquetage nutritionnel unique et harmonisé ». Parallèlement à l’étiquetage, une meilleure éducation aiderait aussi les consommateurs de tous âges à comprendre ce qu'est un régime alimentaire équilibré, sain et durable.