Abonné
Des milliers de Cambodgiens ont été forcés de céder leurs terres aux producteurs de sucre, selon des organisations militantes, qui accusent les entreprises et le pouvoir de fermer les yeux pour écouler la production sur les marchés européens. Une campagne a été lancée, exigeant le boycott du sucre du Cambodge dans les supermarchés de l’UE, qui n’impose aucun droit de douane sur ces importations, dans le cadre de l’initiative « Tout sauf les armes » accordée aux pays les moins avancés (PMA).
« Il est scandaleux que l’Union européenne autorise la vente sur son territoire de ce sucre souillé », estime David Pred, représentant de la Cambodian Clean Sugar Campaign (Campagne pour un sucre cambodgien propre). « En attendant que l’UE interdise l’importation de produits venant de terres volées, c’est aux consommateurs de dire non à ces produits ».
L’ambassadeur de l’UE à Phnom Penh, Jean-François Cautain, a indiqué que le dossier était débattu « de manière presque quotidienne » avec les autorités du pays. « On a demandé au gouvernement (...) de nous fournir des documents pour nous indiquer de quelle manière ces concessions avaient été octroyées ».
De son côté, la coalition d’organisations entend aussi faire pression sur la société sucrière Tate and Lyle pour qu’elle cesse d’acheter au Cambodge le « sucre du sang ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Suivi
Suivre
Suivi
Suivre