Le Congrès de Nouvelle-Calédonie a voté le 21 novembre pour l'adoption d'une taxe progressive sur les produits sucrés, destinée notamment à financer les politiques de prévention des risques sanitaires liés à sa consommation excessive dans la population locale. Il a été adopté avec 32 voix pour et 20 voix contre, selon Nouvelle-Calédonie 1. Cette taxe, dont le rendement est estimé à 27,7 millions d’euros, sera évolutive en fonction du taux de sucre des produits visés, afin d’inviter les industriels du secteur à revoir leurs recettes. Le texte était dans les cartons depuis sept ans. Une loi votée en novembre 2012, dite loi Lurel, interdit la distribution de produits plus sucrés qu’en métropole dans les départements et régions d’outre-mer (DROM), mais elle ne s’applique pas à la Nouvelle-Calédonie, seule compétente en la matière. Ce territoire d’outre-mer vote des « lois du pays », adoptées par le Congrès calédonien, assemblée délibérante de l’archipel créée par l’Accord de Nouméa en 1998. Selon une enquête de l’Agence sanitaire et sociale de Nouvelle-Calédonie publiée en janvier, deux tiers des habitants de l’archipel sont en surpoids ou obèses, 11% sont diabétiques et 54% reconnaissent consommer des boissons sucrées au moins une fois par jour.
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