La Confédération internationale des betteraviers européens (Cibe), qui a tenu son assemblée générale le 19 mai à Utrecht, est inquiète face aux « sombres perspectives du marché du sucre de l’UE » et veut rester « extrêmement vigilante » vis-à-vis des négociations commerciales avec les États-Unis et le Mercosur, alors que le système des quotas de production doit être aboli le 1er octobre 2017.
Dans l’immédiat, la Cibe est néanmoins satisfaite de la décision de la Commission de Bruxelles de ne pas faire adopter par les Vingt-huit son projet de mesures visant à favoriser, pour la campagne 2015/2016, l’approvisionnement de l’UE en sucre, à hauteur de 300 000 à 400 000 t (importations et reconversion de quantités hors quota) (1). « Une sage décision », juge-t-elle, alors que « les planteurs européens ont adapté leur conduite du marché et réduit leurs surfaces de 15 % en 2015/2016 pour réduire les stocks ».
Selon les premières estimations de la Cibe, les semis de betterave pour 2017/2017, les derniers avant la suppression des quotas, sont en augmentation de 9 % par rapport à la campagne précédente.
Négociations collectives : un projet de règlement encore insuffisant
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Craignant une « forte détérioration des conditions et termes des achats de betterave à partir de 2017 », les planteurs européens accueillent favorablement « la publication prochaine par la Commission européenne du projet d’acte délégué qui assurera la sécurité juridique des négociations collectives sur les clauses de partage de la valeur ajoutée » entre eux et les transformateurs.
Mais ils regrettent que les négociations sur ces clauses spécifiques « ne soient pas obligatoires, comme elles sont aujourd’hui ».
(1) Voir n° 3547 du 23/05/16 et n° 3545 du 09/05/16