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Tate and Lyle Sugars demande à la Commission de Bruxelles de proposer au comité de gestion européen la suppression du droit dit CXL perçu sur 30 % du sucre brut de canne entrant dans l’UE. « Le marché européen du sucre va avoir un grave accident en 2017. Résultat du récent accord sur la réforme de la Pac, la betterave et l’isoglucose vont être complètement libérés de toute législation, de toute taxe et de tout droit », a déclaré fin novembre le président de Tate and Lyle Sugars, Ian Bacon, lors d’une conférence de l’Organisation internationale du sucre, le 27 novembre à Londres. « Contraste frappant : les raffineurs de sucre resteront paralysés par des droits d’importation punitifs sur la majorité du sucre qu’ils peuvent acheter. Si ces droits ne peuvent pas être complètement abolis, au moins que le droit CXL sur le petit volume de sucre auquel nous avons accès aujourd’hui soit éliminé », a-t-il ajouté.
Ce droit (98 €/tonne), s’applique à la plus grande partie d’un contingent de 669 925 t de canne à sucre ouvert par l’UE à la suite de ses précédents élargissements. Selon Tate and Lyle Sugars, il rend le secteur du raffinage « non compétitif », pourrait placer celui-ci dans une « situation insupportable » et accroître encore la « concentration » du marché européen du sucre.
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