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Sucre : un « filet de sécurité » après les quotas

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Avec la disparition du système des quotas de production, fin septembre 2017, le secteur du sucre de l’UE sera très tributaire des échanges mondiaux, et devra être protégé par un « filet de sécurité » réglementaire, selon une étude publiée par le Parlement européen.

La suppression des quotas de production et du prix minimum d’achat de la betterave au 30 septembre 2017 aura pour conséquence de « lier étroitement » le marché du sucre de l’UE au marché mondial, les échanges avec les pays tiers, notamment ceux en développement, jouant un « rôle clef » dans l’équilibre du secteur, souligne une étude publiée par le Parlement européen pour le compte de sa commission de l’agriculture. Les auteurs – l’Institut polonais d’économie agricole et alimentaire (Institut national de recherche, Varsovie) – considèrent donc que pour ce secteur, « d’une importance stratégique », la Pac devrait prévoir « des instruments qui permettent le maintien de la production ».

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L’étude plaide pour une « large gamme d’instruments et de règles (c’est-à-dire un filet de sécurité) » incluant « un soutien au revenu des agriculteurs, une régulation du commerce extérieur, la possibilité d’interventions sur le marché, la promotion et le suivi du marché ».

Dans leurs recommandations, les auteurs recensent donc une série de mesures dans lesquelles il est possible de piocher pour « le maintien de la culture de la betterave et de la production de sucre dans l’UE » : paiements directs liés à la surface de culture de la betterave pour stabiliser les revenus agricoles, paiements contracycliques, assurances, soutien aux investissements, renforcement de la position des planteurs dans la chaîne alimentaire (« obligation de contrats écrits avec les producteurs de sucre »), outil de gestion des risques sur le modèle du programme canadien AgriStability, etc.