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Deux groupes coopératifs laitiers, l’un Allemand, Hansa-Milch et l’autre suédo-danois, Arla Foods ont décidé de fusionner. Ce n’est pas la première fois que deux coop de nationalités différentes se marient puisque Arla Foods est elle-même le résultat de la fusion entre le suédois Arla et le danois MD Foods en 2000. Mais cette dernière fusion envisagée atteint une dimension telle et concerne des marchés si considérables qu’elle doit interpeller toute la communauté coopérative française. Face à une opération de cette nature, l’acquisition d’Entremont par Sodiaal bien que créant le 1er groupe français, semble une opération bien et franchouillarde.
Surtout, décider de fusionner un géant scandinave et une grande structure allemande laisse penser que des problèmes de culture et de gouvernance du futur groupe ont été résolus en dépit de toutes les différences. Voilà une opération qui peut rassurer les fervents défenseurs de l’intégration européenne.
Le problème, c’est qu’on ne voit pas beaucoup de coop françaises engagées sur de tels rapprochements. On se prend à rêver d’opérations qui verraient des coopératives laitières de l’Hexagone se rapprocher de structures italiennes, de coop de fruits ou légumes s’associer avec des Espagnols ou encore, d’un grand groupe de viande se marier avec un Allemand. Et qu’on ne dise pas que les distorsions de concurrence sont un obstacle à tels rapprochements. Elles peuvent être au contraire une des motivations. Il faut reconnaître que les principaux groupes coopératifs ne restent pas les bras croisés : ils investissent, et souvent dans des zones éloignées comme l’Asie et l’Amérique du Sud. Mais il est toujours payant de pouvoir se reposer sur une base solide. Et cette base, ce n’est pas seulement la France. C’est l’Europe.
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