Le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a déclaré au Sénat, le 30 novembre, que la mission sur le mal-être en agriculture « sera prolongée » car « c’est un élément essentiel ». L’annonce est intervenue à l’occasion de l’examen de la deuxième partie du projet de loi de finances (PLF 2023) en première lecture, au sein de la Chambre haute. La forme et la durée de la prolongation de cette mission n’ont pas été précisées, mais l’idée serait de rendre ce travail plus pérenne.
Pour rappel, la mission interministérielle visant à mettre en œuvre la feuille de route Prévention du mal-être et accompagnement des populations agricoles en difficulté a été confiée le 3 février 2022 à l’inspecteur général des affaires sociales Daniel Lenoir, proche de la retraite. L’un des principaux objectifs était de mettre en place un comité de pilotage dans chaque département, pour déployer ensuite la feuille de route nationale présentée le 23 novembre 2021. Interrogé, ce dernier a indiqué que l’objectif est pratiquement atteint. « On n’est pas loin de 100 % des départements qui ont mis en place ou sont en train de mettre en place les comités départementaux », a confié Daniel Lenoir le 1er décembre.
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D’autre part, l’ancien député Olivier Damaisin, auteur d’un rapport sur le mal-être en agriculture, a été nommé référent spécifique sur ce sujet pour la Guyane, territoire endeuillé par le suicide récent de deux agriculteurs. Il est rattaché à Daniel Lenoir et a pour mission de « coordonner un plan d’action spécifique durant quelques mois », selon un communiqué commun des ministères de l’Agriculture de l’Outre-mer le 30 novembre.
En octobre, la Rue de Varenne avait annoncé que les travaux sur le mal-être abonderaient le pacte d’orientation et d’avenir pour l’agriculture, dont la concertation a été lancée le 7 décembre.