Sunlights et force jeux de scène ont renouvelé le genre des « grand’messes » de l’industrie alimentaire. Pour « ses » premières Assises – prévues pour être biennales –, le président Buisson s’est rallié à l’air du temps, maîtrisant parfaitement le micro, recourant aux sondages d’opinion pour redonner le moral aux adhérents de l’ANIA et aux joutes des tables rondes, mais sans leur fournir beaucoup de données de référence, d’analyses de fond, ni des propositions ou des réflexions d’avenir. Quelles sont les forces en présence, les urgences, quels choix gagnants faire pour demain ? Là n’est plus la question, semble-t-il. Les « spectateurs » n’en auront pas moins été ravis de l’ambiance même si le Carrousel du Louvre n’était pas comble : ils peuvent penser que le lobbying de l’agroalimentaire est vraiment au point, que l’on peut tutoyer les ministres qui viennent et pardonner aux autres, sans se priver de leur dire crûment quelques vérités.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Hormis les propos très pré-électoraux du ministre de l’Intérieur, dont le discours a été lu par son ministre délégué (à l’Aménagement du territoire), l’Ania n’a pas eu droit à la moindre annonce de la part de Dominique Bussereau, de Xavier Bertrand ou de Renaud Dutreil, sinon que le premier est vraiment un « ami » de l’industrie alimentaire, le second un « partenaire très ouvert qui a besoin des IAA dans sa lutte contre l’obésité », et le troisième un « Monsieur bons offices » qui va réunir l’ANIA et la FCD pour qu’émerge un accord d’un type nouveau venant compléter ce que la loi n’a pu améliorer dans leurs relations.