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Contentieux Sur l’ESB, le Brésil n’exclut pas un recours devant l’OMC

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Le Brésil menace de prendre des mesures face à la décision de certains pays de refuser sa viande bovine à cause d’un cas atypique d’ESB (1). Il estime que ces embargos n’ont aucun fondement et n’exclut pas un recours devant l’OMC.

Une polémique a suivi la détection d’un cas d’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine) au Brésil en juin 2012 sur une vache âgée, cependant morte en 2010 dans l’État de Parana (sud). « Les premiers échantillons prélevés sur le cadavre de l’animal n’ayant pas révélé de présence du prion de l’ESB, le contrôle n’en avait pas été jugé prioritaire », a indiqué Enio Marques Pereira, secrétaire chargé de la santé des animaux et des plantes au ministère brésilien de l’agriculture brésilien. Une raison, selon lui, qui explique pourquoi l’échantillon révélant la présence d’ESB n’est arrivé qu’en 2012 au laboratoire national.
L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a ensuite indiqué qu’elle ne changerait pas le classement du Brésil vis-à-vis des risques d’ESB. Celui-ci avait été modifié le 24 août 2012, de « pays à risque d’ESB contrôlé » à « négligeable ».
La ministre brésilienne du commerce extérieur, Tatiana Prazeres, a confirmé le 2 janvier que ce cas atypique de « vache folle » avait conduit le Japon, la Chine, l’Afrique du Sud et l’Arabie Saoudite à mettre en place des restrictions sur la viande bovine en provenance du Brésil, ainsi que le Chili, pour certains produits, tandis que la Jordanie a limité ses restrictions aux exportations de l’État de Parana.
« Le gouvernement étudie les mesures à adopter » face à la décision de certains pays de restreindre leurs importations de bœuf brésilien, et n’exclut pas, « en dernière instance, de déposer un recours auprès de l’OMC », a averti la ministre.
Enio Marques Pereira avait estimé que ces restrictions à l’importation ne devraient durer que le temps que les pays concernés reçoivent des réponses à leurs questions. Mais il avait ajouté que « le mois de mars est la limite » pour les supprimer, à défaut de quoi Brasilia sera amené à prendre des mesures.

(1) Voir n° 3379 du 24/12/12

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