Le rapport 2019 sur l’utilisation du système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux, publié le 8 octobre par la Commission européenne, montre qu’un total de 4 118 notifications de risques liés aux denrées alimentaires ou aux aliments pour animaux ont été transmises par les États membres à Bruxelles l’année dernière, soit une augmentation de 10 % par rapport à 2018. Dans le détail : 1 173 ont été classées comme "alertes", soit une hausse de 5 % par rapport à 2018, indiquant un risque sanitaire grave pour lequel une action rapide est requise de la part des exploitants du secteur alimentaire ou des autorités, 46 comme information pour suivi, 882 comme information pour l’attention, 1 499 comme rejet à la frontière et 18 comme nouvelles.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
La salmonelle est le pathogène le plus fréquemment signalé dans les aliments provenant des pays membres (371 notifications, soit une augmentation de 51 %) ainsi que pour les pays tiers (347 notifications), souligne le rapport. Tout en précisant que la viande constitue la majeure partie des notifications, en particulier la viande de volaille, en raison du critère de sécurité alimentaire relatif à l’absence de Salmonella Typhimurium et d’Enteritidis dans la viande de volaille fraîche. Quant aux aflatoxines dans les noix, elles sont restées, comme en 2018, le problème le plus fréquemment signalé dans les denrées alimentaires contrôlées aux frontières de l’UE. Enfin, comme les années précédentes, la plupart des notifications en 2019 concernaient des produits alimentaires, avec un faible pourcentage de notifications relatives aux aliments pour animaux (6 %) et aux matériaux en contact avec les denrées alimentaires (4,5 %).